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13/06/2014 05:23 EDT | Actualisé 13/08/2014 05:12 EDT

Irak: combats entre armée et insurgés à 90 km de Bagdad

MARWAN IBRAHIM via Getty Images
Kurdish Iraqi Peshmerga forces deploy their troops and armoured vehicles on the outskirts of the multi-ethnic city of Kirkuk, only 1 kilometre away from areas controlled by Sunni Muslim Jihadists from the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) on the main road between Kirkuk, Mosul and Baiji in northern Iraq on June 12, 2014. With ISIL's Islamist fighters closing in on the Iraqi capital Baghdad, forces from Iraq's autonomous Kurdish region took control of disputed northern oil hub of Kirkuk to protect it from Islamist attack, officials said. AFP PHOTO/MARWAN IBRAHIM (Photo credit should read MARWAN IBRAHIM/AFP/Getty Images)

Des combats avaient lieu vendredi entre l'armée et des jihadistes à quelque 90 km de Bagdad, alors que des renforts rebelles ont été dépêchés dans les environs de la ville de Samarra, plus au nord, en prévision d'un possible assaut, selon des responsables et témoins.

Après leur entrée jeudi dans la province de Diyala (est), les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) tentent de se diriger vers Baqouba, son chef-lieu, dans le cadre d'une offensive lancée mardi et qui leur a permis de prendre de larges territoires du nord du pays, selon des officiers.

Les forces irakiennes, qui ont le plus souvent échoué à repousser la progression des jihadistes, affrontaient les rebelles à la périphérie de Mouqdadiyah pour les empêcher d'entrer dans ce secteur situé à 30 km au nord-est de Baqouba (60 km au nord-est de Bagdad), selon des officiers.

La province de Diyala est frontalière de l'Iran et voisine de celle de Bagdad.

Sur son compte twitter, l'EIIL a confirmé des combats aux environs de Mouqdadiyah.

En entrant à Diyala, les jihadistes avaient pris Saadiyah et Jalawla, mais sont ensuite sortis de ces villages et ont poursuivi leur chemin en direction de Baqouba, selon le vice-gouverneur de Diyala Fourat al-Tamimi.

Les forces kurdes irakiennes des peshmergas, une force autonome de la région du Kurdistan hostile aux jihadistes, ont ensuite pris le contrôle ces deux villages.

Selon des témoins à Baqouba, joints au téléphone par l'AFP, les forces de sécurité et militaires se sont déployées en grand nombre dans la cité habitée par une majorité de sunnites, la même confession que les jihadistes.

Un peu plus au nord, dans la province de Salaheddine où les insurgés ont pris plusieurs secteurs, ces derniers ont envoyé des renforts aux alentours de la ville à majorité sunnite de Samarra, ont indiqué des témoins.

Samarra (110 km au nord de Bagdad) est la ville natale d'Abou Bakr al-Baghdadi, le leader de l'EIIL.

Lors de l'insurrection qui a suivi l'invasion américaine de l'Irak en 2003, des extrémistes sunnites du réseau Al-Qaïda avaient dynamité en 2006 un mausolée chiite à Samarra provoquant pendant plus d'un an des violences confessionnelles entre sunnites et chiites qui avaient fait des milliers de morts.

"Un grand nombre de voitures transportant des combattants se rendent depuis jeudi soir dans les environs de Samarra", a indiqué l'un des témoins dans ce qui semble être des préparatifs en vue d'un possible assaut.

L'armée avait réussi mercredi à repousser aux entrée de Samarra les jihadistes qui avaient contourné la ville pour prendre d'autres secteurs de la province de Salaheddine, dont le chef-lieu Tikrit, région natale de l'ancien président sunnite Saddam Hussein.

Selon l'un des chefs de tribus à Samarra, les jihadistes "ont demandé jeudi aux forces de sécurité de sortir sans combat et leur ont promis de ne pas porter atteinte au mausolée, ils ont aussi demandé aux chefs de tribus de mettre sur pied une force pour défendre le mausolée et les habitants, mais les forces de sécurité ont refusé".

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