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12/06/2014 12:18 EDT | Actualisé 12/08/2014 05:12 EDT

USA: des républicains mettent le chaos irakien au passif de Barack Obama

Des parlementaires républicains ont critiqué jeudi le président américain Barack Obama après les récents progrès militaires des jihadistes face à l'armée irakienne, dénonçant un retrait prématuré des forces américaines en décembre 2011.

"Le fait que l'administration Obama n'ait pas négocié d'accord Sofa (définissant le statut juridique des troupes américaines en Irak, ndlr) continue d'avoir des conséquences graves pour l'Irak et les intérêts américains dans la région", a déclaré John Boehner, président de la Chambre des représentants.

"L'échec de la politique américaine en Syrie, Libye et Egypte, et l'absence de stratégie plus large pour le Moyen-Orient a un impact direct sur la situation en Irak".

Les "terroristes" sont "à 100 miles (160 km) de Bagdad, et que fait le président? Il fait la sieste", a-t-il lancé, en appelant à une augmentation de l'assistance technique, mais en réservant son jugement sur l'opportunité de frappes aériennes américaines directes.

"Cela aurait-il pu être évité? La réponse est absolument oui", a de son côté dit le sénateur John McCain. "Il faut un retournement spectaculaire de la situation avant que la région ne devienne le lieu où des attaques contre les Etats-Unis sont orchestrées".

Certains parlementaires pressent Barack Obama d'autoriser des frappes aériennes en soutien de l'armée irakienne, contre les combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).

"La puissance aérienne américaine est le seul espoir pour changer l'équation militaire en Irak", a déclaré le sénateur Lindsey Graham, qui appartient à l'aile interventionniste du parti républicain, comme John McCain. "Le prochain 11-Septembre se prépare à l'heure où je vous parle", a-t-il averti.

Hillary Clinton, ancienne chef de la diplomatie de 2009 à 2013, a défendu jeudi le retrait américain du 31 décembre 2011, une date "fixée par l'administration précédente" de George W. Bush, a-t-elle répété.

Elle a souligné que le gouvernement de Nouri al-Maliki avait refusé de signer un accord sur l'immunité juridique d'éventuelles troupes américaines à partir de 2012. "Il ne pouvait y avoir de soldats américains sans un tel accord", a-t-elle dit à New York devant le Council of Foreign Relations.

Les combattants jihadistes avançaient jeudi vers la capitale Bagdad après s'être emparés de larges territoires du nord-ouest de l'Irak, dont la deuxième ville du pays, Mossoul.

mlm-ico/gde