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12/06/2014 03:46 EDT | Actualisé 12/08/2014 05:12 EDT

Une «soucoupe volante» de la NASA est clouée au sol par de forts vents

LOS ANGELES, États-Unis - L'agence spatiale américaine évalue ses options après avoir raté la chance de lancer une «soucoupe volante» dans l'atmosphère terrestre pour tester de l'équipement technique destiné aux missions vers Mars.

La NASA travaille avec la marine américaine sur l'île hawaïenne de Kauai pour voir s'il est possible de mener à bien le vol expérimental à la fin de juin.

Le vol expérimental a bien failli avoir lieu. L'idée d'aller de l'avant au cours des dernières semaines a été «très tentante» mais les vents trop violents ont gâché toutes les occasions, a indiqué le gestionnaire de projet Mark Adler, du Jet Propulsion Laboratory de la NASA.

Des vents calmes sont nécessaires pour qu'un ballon gonflé à l'hélium puisse transporter l'engin de forme circulaire au-dessus du Pacifique afin qu'il ne s'égare pas dans des zones interdites.

«Nous sommes prêts à y aller. Nous n'abandonnons pas», a assuré M. Adler.

La NASA a investi 150 millions $ US dans le projet. Elle étudiera les possibilités qui s'offrent à elle, dont le prolongement du créneau de lancement, ce qui ferait augmenter les coûts. Si le vol n'a pas lieu cet été, il pourrait être reporté à l'année prochaine.

La mission vise à tester un nouvel engin et un parachute géant conçus pour faire parvenir d'importantes cargaisons sur Mars, où la mince atmosphère pose des défis pour ralentir un vaisseau spatial jusqu'à une vitesse suffisamment faible pour atterrir. Le parachute de base utilisé pour l'engin Curiosity, qui s'est posé sur la Planète rouge en 2012, était le même modèle que celui employé par des deux atterrisseurs Viking en 1976.

Large de 33 mètres et des poussières, le nouveau parachute est deux fois plus vaste que celui de Curiosity. Puisqu'il ne peut entrer dans la soufflerie où la NASA teste habituellement ses équipements, les ingénieurs ont tourné le regard vers les cieux de Kauai. L'agence a par ailleurs installé plusieurs caméras GoPro sur le véhicule de test dans l'espoir que des internautes suivent le tout en ligne.

Selon le scientifique Ian Clark, qui collabore au projet, le retard météorologique «n'est même pas une embûche» dans la longue route menant à l'envoi d'un vaisseau spatial sur la planète voisine de la Terre. «Nous sommes toujours très enthousiastes et demeurons optimistes à propos des occasions qui devraient se présenter à nous pour effectuer ce test.»