NOUVELLES
12/06/2014 05:23 EDT | Actualisé 12/08/2014 05:12 EDT

Savoir passer un accord c'est du réalisme", affirme François 4 jours après la rencontre Peres/Abbas

Le pape François a estimé jeudi que savoir "trouver un accord avec l'adversaire que l'on n'encaisse pas" n 'était pas l'idéal mais relevait d'un "sain réalisme", quatre jours après la prière de paix au Vatican avec les présidents israélien et palestinien.

Dans cette homélie improvisée lors d'une messe au Vatican, le pape argentin parlait des rapports humains en général et n'a pas fait allusion au conflit du Proche Orient ni à "l'invocation pour la paix" des présidents Shimon Peres et Mahmoud Abbas dans les Jardins du Vatican.

Cette initiative du pape suscite déjà des critiques, surtout de la part certains rabbins, soit parce qu'elle n'a pas réussi à apaiser les tensions sur le terrain, soit parce que les deux présidents ne sont pas jugés suffisamment pratiquants et donc qualifiés pour une prière.

"Si tu as une dent contre quelqu'un et que tu n'arrives pas à l'encaisser, il faut chercher une solution. Au moins trouver un accord avec ton adversaire, alors que tu es en chemin. Ce n'est pas l'idéal, mais l'accord est une bonne chose. Du réalisme, du sain réalisme", a-t-il dit.

Réfutant l'idée que passer un accord soit "une chose trop vulgaire," le pape a au contraire estimé que, souvent, "l'on doit passer un accord. Et ainsi on fait un pas, l'autre fait un autre pas, et au moins règne un peu de paix: une paix très provisoire".

François a aussi évoqué la "fraternité" et la "filiation", très présentes dans son discours de dimanche quand il avait rappelé que les trois religions monothéistes croient au même Dieu de paix et de miséricorde: "si nous ne devons pas tuer notre frère, c'est que nous avons le même père. Je ne peux aller chez le Père, parler avec le Père, si je ne suis pas en paix avec mon frère, au moins par un accord", a-t-il insisté.

jlv/ih