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12/06/2014 02:44 EDT | Actualisé 12/08/2014 05:12 EDT

Sao Paulo: fin des heurts entre police et manifestants anti-Mondial

Des échauffourées entre manifestants radicaux masqués et policiers militaires de Sao Paulo ont pris fin jeudi à quelques minutes de la cérémonie d'ouverture du Mondial dans la mégapole brésilienne, a rapporté un journaliste de l'AFP.

En fin de matinée, la police avait dispersé avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes une soixantaine de manifestants hostiles à la Coupe du monde qui venaient de se rassembler aux abords d'une station de métro derrière une banderole rouge proclamant: "Si nous n'avons pas de droits, il n'y aura pas de coupe".

Une heure après, les heurts ont repris avec une centaine de manifestants qui ont arraché des panneaux et feux de signalisation et incendié des poubelles avec lesquelles édifier des barricades. Vêtus de noir et encagoulés comme les anarchistes Black Bloc, ils ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre au cours d'un long face à face sur l'avenue Alcantara Machado.

Egalement appelée Radial Leste, l'avenue constitue la principale voie d'accès au stade Arena Corinthians où aura lieu le match d'ouverture du Mondial Brésil-Croatie dans l'après-midi en présence de 12 chefs d'Etat étrangers.

Les policiers du bataillon de choc, protégés par des boucliers, ont fini par disperser les protestataires en lançant des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc.

Une manifestante en chemise noire a été légèrement blessée sous les yeux de dizaines de journalistes brésiliens et étrangers sur place.

- Cinq journalistes blessés -

Une journaliste américaine de CNN, Shasta Darlington, a aussi été blessée par une capsule de gaz lacrymogène, selon la chaine américaine, rapportant également que la productrice Barbara Arvanitidis avait été légèrement touchée.

Selon le site d'informations G1, cinq journalistes auraient été légèrement blessés au total, dont un de l'agence Associated Presse, un membre d'une équipe de TV française non identifiée et un Brésilien de la chaîne SBT.

Gregory Leao, un étudiant de 27 ans, a confié à l'AFP que l'intention initiale des manifestants était d'envahir le stade. "La Coupe n'aura pas lieu", chantaient les manifestants avant leur dispersion par les policiers.

Aux abords de l'Arena Corinthians, l'ambiance était bon enfant, selon un journaliste de l'AFP. Les supporters croates étaient un peu les stars du moment, assaillis par des Brésiliens souhaitant prendre des photos avec eux.

Le géant sud-américain semblait divisé jeudi entre une grande majorité de Brésiliens déjà mobilisés pour la "Copa" et une minorité déterminée à protester contre cet événement pour lequel 11 milliards de dollars de fonds publics ont été dépensés.

Plus d'un milliard de téléspectateurs répartis dans 200 pays suivront la cérémonie d'ouverture, prévue à 15H14 locales (18H14 GMT), pour environ 25 minutes, juste avant le match inaugural Brésil-Croatie à 20H00 GMT.

Des appels à manifester jeudi contre dans neuf des 12 villes hôtes du Mondial circulent sur les réseaux sociaux.

A Rio, une manifestation bon enfant de quelque 500 anti-mondial s'est terminée à la mi-journée par des heurts sporadiques entre jeunes radicaux et policiers, qui ont arrêté quatre personnes selon G1. Un autre rassemblement est prévu dans l'après-midi devant la célèbre plage de Copacabana, où de nombreux policiers ont déjà été déployés.

bur-ag/dhe