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12/06/2014 04:22 EDT | Actualisé 12/08/2014 05:12 EDT

RDC: 4% des éléphants d'une réserve de l'Est tués en deux mois (autorités)

Soixante-huit éléphants du parc national de la Garamba ont été tués par des braconniers en deux mois, soit environ 4% des pachydermes vivant dans cette réserve du Nord-Est de la République démocratique du Congo, ont indiqué jeudi les autorités responsable de la gestion du parc.

La Garamba fait face à "une attaque concertée contre la population éléphantine du parc", écrivent l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICC) et le réseau African Parks, qui gèrent de concert ce parc naturel classé par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité.

"En dépit d'une intensification des efforts contre les braconniers", le massacre des éléphants s'est accéléré depuis la mi-mai, déplore le communiqué, notant que ceux-ci utilisent des méthodes de plus en plus brutales.

Au moins neuf éléphants "ont été tués par balles à partir d'un hélicoptère", ajoute le texte, et les gardes du parc ont dû subir une fois des tirs de grenades lancées par des "braconniers soudanais", ajoute le communiqué, qui montre des photos de bêtes gisant, la tête découpée, les braconniers emportant désormais les cerveaux, les défenses et les parties génitales des animaux.

African Parks et l'ICCN ont identifiés quatre types de braconniers : des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), des groupes armés du Soudan du Sud, des braconniers chassant à bord d'un hélicoptère et des déserteurs de l'armée congolaise.

En quelques semaines, ajoute le gestionnaires du parc, les équipes antibraconnage de la Garamba ont affronté plusieurs de ces groupes et tué cinq contrebandiers.

Pour la direction du parc, "la situation est extrêmement grave" : "le parc est attaqué sur tous les fronts".

La Garamba est situé dans l'extrême Nord-Est de la RDC, aux confins de l'Ouganda et du Sud-Soudan, dans une région enclavée et instable.

Comme les quatre autres réserves naturelles du pays classées par l'Unesco, elle est inscrite depuis la décennie 1990 sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité en péril.

mj/bir