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12/06/2014 08:39 EDT | Actualisé 12/08/2014 05:12 EDT

Obama promet une aide pour lutter contre les djihadistes en Irak

WASHINGTON - Le président des États-Unis Barack Obama pèse un ensemble de solutions à court terme, y compris des frappes aériennes, pour freiner les rebelles islamistes qui, après avoir pris deux villes irakiennes, menacent Bagdad, moins de trois ans après le retrait des troupes américaines du pays.

Les autorités ont totalement exclu l'idée de renvoyer des troupes en Irak. La récente poussée des violences a provoqué l'évacuation de citoyens américains d'une important base aérienne située dans le nord du pays, là où sont s'entraînées des forces de sécurité irakiennes.

M. Obama a reconnu que les États-Unis avaient un grand intérêt à ne pas voir les djihadistes s'emparer du pouvoir. Il a ajouté que l'Irak aura besoin d'une aide supplémentaire des États-Unis et de l'ensemble de la communauté internationale. Les parlementaires républicains ont partiellement blâmé le président pour l'escalade de la violence en Irak, lui reprochant sa répugnance à y renvoyer des troupes.

Depuis plus d'un an, le gouvernement irakien a imploré les États-Unis de venir l'aider à combattre les rebelles de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui ont profité de la guerre civile dans la Syrie voisin. Le nord de l'Irak est devenu un refuge pour les rebelles, lesquels franchissent la frontière irako-syrienne de façon routinière.

L'Irak a réclamé des drones et des avions pour des missions de surveillance et de bombardement. Les autorités américaines ont indiqué que M. Obama étudie ces demandes. Il devrait prendre une décision au cours des prochains jours.

Obama a réuni ses conseillers en sécurité nationale jeudi pour discuter de la situation. Le vice-président Joe Biden a appelé le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki pour lui souligner que même si les États-Unis sont prêts à accorder une aide, il était crucial pour l'Irak de trouver des solutions à long terme à ses conflits internes.

Le sénateur républicain John McCain a réclamé la démission de tous les conseillers du président en matière de sécurité nationale. Le Congrès semble diviser sur la riposte américaine. Certains républicains appuient l'idée de frappes aériennes, d'autres parlementaires, tant démocrates que républicains, estiment qu'il s'agit là d'une mauvaise stratégie.

Personne n'a encore réclamé l'envoi de soldats américains en Irak. Les conseillers de M. Obama ont souligné que le président n'avait pas le désir de replonger les États-Unis dans un autre conflit militaire dans ce pays.