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12/06/2014 12:01 EDT | Actualisé 11/08/2014 05:12 EDT

Mondial-2014: Casillas-Robben, Alonso-De Jong, comme on se retrouve !

Iker Casillas face à Arjen Robben, Xabi Alonso face à Nigel de Jong: les deux duels emblématiques de la finale de 2010 vont connaître un nouvel épisode vendredi au Mondial-2014 lors d'un Espagne-Pays-Bas placé sous le signe de la revanche (13h00 GMT).

. Casillas-Robben: l'arrêt qui a tout changé

Stade Soccer City de Johannesburg, 11 juillet 2010. A la 62e minute d'une finale au score toujours vierge, Robben est parfaitement lancé par Sneijder, seul vers le but espagnol. L'attaquant du Bayern se heurte néanmoins à la sortie de Casillas, qui dévie le ballon du bout du pied droit.

"La douleur sera toujours là. Cette phase est gravée à jamais dans ma mémoire, a expliqué Robben lors d'un point presse. J'ai revu la phase de nombreuses fois... Mais à quoi bon. Ce qu'il s'est passé est passé et on ne peut plus rien y changer. Je regarde vers l'avenir et ce premier match face à l'Espagne qui a l'odeur de la revanche."

Accablé par certains aux Pays-Bas pour avoir manqué cette occasion en or, Robben reçoit encore aujourd'hui le soutien de ses équipiers. Le nouveau gardien de la sélection Oranje, Jasper Cillessen, estimait d'ailleurs mardi que "Casillas a eu de la chance sur cette phase".

Mais la chance vient sans doute avec la confiance et Casillas n'en a jamais manqué: "A mesure que Robben avançait, je savais que j'avais les mêmes chances que lui, que je pouvais arrêter le ballon ou le faire tirer à côté, s'est remémoré le capitaine espagnol. A chaque fois qu'on revoit (cette action), on garde la même émotion."

Par cette parade pleine de sang-froid, Casillas avait démontré il y a quatre ans toute sa force mentale.

Il en aura bien besoin vendredi à l'Arena Fonte Nova de Salvador, après une saison en clair-obscur avec le Real Madrid: relégué sur le banc des remplaçants en Liga, le portier a dû se contenter des matches de la Coupe du Roi et de la Ligue des champions, deux trophées qu'il a d'ailleurs remportés malgré une énorme bourde en finale de la C1 contre l'Atletico Madrid à Lisbonne (4-1 a.p.).

. Alonso-De Jong, un tacle puis le silence

Il y a quatre ans, l'image du tacle-karaté de Nigel de Jong sur la poitrine de Xabi Alonso avait fait le tour du monde.

"C'est le tacle qui m'a fait le plus mal de toute ma vie", avait commenté le Basque juste après la rencontre.

Et même si De Jong n'a reçu qu'un carton jaune pour ce geste, la vraie sanction est arrivée dans les semaines suivantes: sa réputation déjà bien établie de "sale joueur", ou de "Hollandais violent" comme il avait été surnommé par certains médias à l'époque, n'a cessé de lui coller à la peau, au point que le milieu s'est fermé vis-à-vis des médias.

"Depuis, le silence est mon meilleur allié. Je me tais. Je sais quelle est ma réputation auprès d'une certaine partie du public. Mais que l'on m'apprécie ou pas, je ne peux rien y faire. Et cela ne me fait plus rien", racontait-il dans la presse néerlandaise.

"Par contre, mes proches ont souffert de ce que l'on dit de moi. Ils ont même été insultés. Et ça, ça ne me laisse pas insensible", poursuivait-il.

L'épisode de 2010 n'a en tout cas pas changé le style toujours aussi hargneux de De Jong, qui a livré une excellente fin de saison avec l'AC Milan, avec une agressivité retrouvée.

Xabi Alonso est prévenu: le milieu espagnol, précieux pour son jeu long et sa capacité à couper les offensives adverses, risque de subir à nouveau vendredi le marquage accrocheur de son vis-à-vis.

bnl-jed/sk