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12/06/2014 11:10 EDT | Actualisé 12/08/2014 05:12 EDT

Mondial-2014 - Equateur: Mendez vit intensément son dernier Mondial

Edison Mendez, qui dispute à 35 ans sa troisième et dernière Coupe du monde avec l'Equateur, vit "intensément" son Mondial brésilien où il affrontera dans le groupe E la Suisse, le Honduras et la France.

"C'est mon dernier Mondial et mon objectif est de le vivre pleinement. A chaque entraînement, avant de rencontrer la Suisse (dimanche), j'en profite au maximum avec mes coéquipiers", a affirmé Mendez, seul joueur de sa sélection avec trois Mondiaux à son palmarès.

Buteur lors de la première victoire de l'Equateur en phase finale d'un Mondial, en 2002 (1-0 devant la Croatie), Mendez était alors, à 23 ans, le plus jeune joueur de son pays.

Douze ans plus tard, il est non seulement le plus vieux Equatorien au Brésil, mais il est aussi le seul de son pays à avoir disputé trois coupes du monde, avec le Mondial-2006 en Allemagne.

En 20 ans de sélections et 111 capes, le milieu de terrain a marqué 18 buts pour son pays. Et il se projette d'ores et déjà dans la peau d'un aîné en prodiguant des conseils aux jeunes joueurs de la sélection, dont Carlos Gruezo, un milieu de terrain de 19 ans, qui possède toutes les qualités pour devenir son successeur.

"Parfois, le climat, les gens et l'euphorie peuvent nous éloigner de la réalité. Mais il nous faut toujours être concentrés sur notre métier et vivre notre propre histoire", dit-il au camp de base de la sélection à Viamao, une ville de 250.000 habitants au sud du Brésil.

- 'Avoir eu faim' -

Méndez, qui avait revêtu le maillot équatorien en 2000, est le dernier membre d'une génération dorée de footballeurs équatoriens apparue sur les terrains poussiéreux de la vallée du Chota, au centre de l'Equateur.

"Nous n'avions pas du pain chaque jour (...), et pour les chaussures nous allions en récupérer dans les poubelles, et nous les réparions", aime-t-il raconter.

Avec des figures comme l'ancien gardien de but Agustin Delgado ou le défenseur Ulises de la Cruz, ils ont fait de leurs origines leur force: "Parfois, pour devenir quelqu'un, il faut avoir eu faim, la clef du succès est là", affirme Mendez.

Le milieu de terrain a entamé sa carrière au Deportivo Quito puis au Nacional, avant de passer au Mexique puis de revenir au pays, avec un titre national sous les couleurs du Liga de Quito.

De là c'est ensuite le PSV Eindhoven, avec qui il conquiert deux titres de champion des Pays-Bas, puis une courte escale sous le maillot de l'Atletico Mineiro au Brésil, avant un nouveau retour en Equateur, sous les couleurs de l'Emelec puis du Liga de Quito.

Cette année, il a joué au sein de l'Independiente de Sante Fe, en Colombie. Puis, après ce Mondial, ce sera la recherche d'une dernière équipe, pour boucler une carrière de globe-trotteur.

En attendant, Edison Mendez est l'un de ceux sur qui compte Rueda pour passer en huitième de finale du Mondial. Le passé et le futur du football équatorien à la fois.

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