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12/06/2014 05:09 EDT | Actualisé 11/08/2014 05:12 EDT

L'Iran "luttera contre la violence et le terrorisme" en Irak (président Rohani)

L'Iran "luttera contre la violence et le terrorisme" des rebelles jihadistes sunnites qui ont lancé une offensive en Irak, a affirmé jeudi le président iranien Hassan Rohani.

M. Rohani n'a pas donné de détail sur les actions que pourrait entreprendre l'Iran chiite pour soutenir son voisin irakien alors que le groupe jihadiste l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) a appelé ses insurgés à "marcher sur Bagdad".

Les rebelles "se considèrent comme des musulmans et appellent leur combat la guerre sainte", a affirmé le président iranien lors d'un discours retransmis à la télévision d'Etat, dénonçant les "actes sauvages" contre la population perpétrés par "un groupe extrémiste et terroriste".

"Pour notre part, le gouvernement luttera contre la violence, l'extrémisme et le terrorisme dans la région et dans le monde", a assuré Hassan Rohani, qui devait présider dans la journée une réunion du Conseil suprême de sécurité nationale, organe chargé de déterminer les politiques de défense et de sécurité de la République islamique.

Il s'en est également pris, sans les nommer, aux soutiens des rebelles, qui selon lui "plantent les graines de la violence avec de mauvaises théories".

Mercredi, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, avait condamné "les assassinats de citoyens irakiens" et apporté le soutien de l'Iran "au gouvernement et au peuple irakiens pour lutter contre le terrorisme".

L'Iran a renforcé ces dernières années ses relations politiques et économiques avec son voisin irakien dirigé par des alliés chiites.

L'Irak est dans la tourmente depuis la prise par les rebelles sunnites mardi de la deuxième ville du pays, Mossoul, de sa province, Ninive, et de régions des provinces voisines de Kirkouk et Salaheddine.

Face à cette offensive d'envergure et l'impuissance de l'armée à la contenir, Washington a promis d'aider militairement l'Irak alors que le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir à huis clos jeudi.

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