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12/06/2014 11:24 EDT | Actualisé 12/08/2014 05:12 EDT

Equateur: l'opposition complice d'une tentative de putsch, selon un rapport public

Des secteurs de l'opposition en Equateur ont soutenu des tentatives de putsch et d'assassinat à l'encontre du président socialiste Rafael Correa, notamment avec une rébellion policière en 2010, selon un rapport public diffusé jeudi par une commission gouvernementale.

"Il a existé une tentative de coup d'Etat latent qui faisait partie d'un processus de destabilisation des gouvernements progressistes en Amérique latine", a déclaré à l'AFP Carlos Baca, président de cette commission, dont le rapport sera remis au parquet lundi.

Figure de la gauche dans la région, M. Correa, un économiste antilibéral au pouvoir depuis 2007, accuse régulièrement l'opposition de chercher à le déstabiliser avec la complicité des milieux d'affaires et de la presse privée.

Le rapport de la commission insiste notamment sur la rébellion policière survenue en septembre 2010, lorsque des des milliers d'agents s'étaient soulevés à la suite d'une réforme de leurs conditions de travail. Le mouvement s'était étendu à d'autres villes et s'était soldé par dix morts et plus de 200 blessés.

Cet épisode est l'une des "étapes" d'une stratégie visant à "interrompre la démocratie et renverser le gouvernement", estime le rapport de la commission, qui mentionne parmi les personnes impliquées des dirigeants du parti d'opposition Société Patriotique et du mouvement indigène Pachakutik.

Après une mission en Equateur en janvier 2012, le sous-secrétaire général des Nations unies aux affaires politiques, Oscar Fernandez, avait reconnu que cette rébellion avait constitué "une tentative de déstabilisation politique", dans un rapport rendu public par les autorités de Quito.

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