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Colombie: un espion présumé du processus de paix à nouveau interpellé

Un informaticien colombien, soupçonné d'avoir espionné le processus de paix en cours avec la guérilla des Farc, a été de nouveau interpellé mardi, le parquet ayant désavoué la juge qui avait ordonné sa libération la veille.

"La procédure est plus que jamais d'actualité", a indiqué à la presse le vice-procureur général Jorge Perdomo, réfutant l'absence de preuve invoquée par la magistrate pour libérer le pirate présumé.

Placé en détention il y a plusieurs semaines, Andres Sepulveda est accusé d'avoir intercepté des courriers électroniques du président Juan Manuel Santos, dont le gouvernement a ouvert avec la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) des pourparles, hébergés à Cuba.

Cette affaire, révélée en pleine campagne présidentielle, avait suscité une polémique d'autant plus vive en Colombie que l'informaticien appartenait au comité du candidat de l'opposition et détracteur du processus de paix, Oscar Zuluaga, qui affrontera M. Santos au second tour des élections dimanche prochain.

Lundi dernier une juge avait prononcé la remise en liberté de M. Sepulveda, faute de preuves suffisantes pour le maintenir en détention.

Cette décision a été vivement critiquée par le vice-procureur général qui a rappelé que les enquêteurs disposaient d'une vidéo montrant l'informaticien en train discuter avec M. Zuluaga sur les résultats de ses supposées interceptions.

"Nous ne comprenons pas comment, avec cette preuve du parquet, elle a pris cette décision" de le libérer, a souligné M. Perdomo, qui a annoncé l'ouverture d'une enquête à l'encontre de la magistrate.

lda/pz

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