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Yémen: cinq soldats tués par des rebelles chiites dans le Nord

Cinq soldats ont été tués dans des attaques nocturnes lancées par des rebelles chiites contre trois positions de l'armée dans le nord du Yémen, théâtre mardi de nouveaux accrochages, selon des sources locales et médicale.

Les attaques ont eu lieu autour d'Amran, une ville située à 50 km au nord de Sanaa, que les rebelles tentent depuis des semaines de conquérir pour avancer en direction de la capitale, selon des sources locales et tribales.

Les rebelles chiites d'Ansarullah, épaulés par des hommes armés d'une tribu alliée, ont attaqué dans la nuit une position de l'armée au nord d'Amran, et deux autres à l'est de la ville, selon les mêmes sources.

Selon une source médicale, cinq soldats ont été tués et plusieurs autres blessés dans les accrochages qui ont suivi les attaques et qui ont fait, selon des témoins, un nombre indéterminé de morts et de blessés dans les rangs des assaillants.

Le 20 mai, 25 personnes, dont 11 soldats, avaient péri dans de violents combats entre rebelles chiites et l'armée dans la région d'Amran, selon des sources de sécurité.

Les rebelles fortement implantés dans le nord du pays, où ils contrôlent la province de Saada, sont soupçonnés de chercher à gagner du terrain pour élargir leur zone d'influence dans le futur Etat fédéral yéménite, qui doit compter six provinces.

Ils avaient pris début février, après des affrontements ayant fait 150 morts, certaines localités de la province d'Amran, en délogeant le clan des Al-Ahmar, les puissants chefs de la confédération tribale des Hached.

Des sources militaires avaient alors affirmé que l'objectif des rebelles était de prendre le contrôle d'Amran et d'assiéger la capitale Sanaa. Mais les rebelles s'étaient ensuite retirés de certaines localités en vertu d'une trêve avec des tribus, et des militaires s'y étaient déployés pour empêcher une avancée des rebelles vers la capitale.

La reprise des hostilités dans le Nord vient compliquer davantage la tâche du gouvernement, confronté à un mouvement séparatiste dans le Sud et à une multiplication des attaques du réseau extrémiste d'Al-Qaïda.

mou/wak/tm/sw

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