Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Vie privée: un tribunal iranien convoque le patron de Facebook

Un juge d'un tribunal de la province de Fars, dans le sud de l'Iran, a convoqué le PDG-fondateur de Facebook Mark Zuckerberg pour qu'il s'explique sur des accusations d'atteintes à la vie privée, ont rapporté mardi des médias iraniens.

L'affaire souligne le fossé entre les modérés qui cherchent à alléger les restrictions d'accès à internet et les conservateurs qui réclament plus de contrôles.

Le jeune multi-milliardaire américain fait l'objet d'une plainte déposée par des citoyens iraniens pour "violation de la vie privée" par les applications Instagram et WhatsApp, désormais filiales de Facebook, a expliqué l'agence de presse Isna.

Le juge a ordonné que le "patron sioniste de Facebook (en raison des origines juives de M. Zuckerberg) se présente au bureau du procureur pour se défendre et verse un dédommagement", a affirmé Rouhollah Momen-Nasab, un haut responsables de la sécurité d'internet en Iran cité par l'agence.

Un procureur de Chiraz, chef-lieu de la province, a cependant démenti que M. Zuckerberg ait été convoqué.

"Il y a des plaintes contre ces sites pour fraude sur internet et diffusion de photos obscènes, et les plaignants ont demandé à la justice d'identifier les personnes impliquées", a dit le procureur Ali Alqasi à l'agence officielle Irna.

Les autorités iraniennes bloquent régulièrement l'accès aux réseaux sociaux, en particulier Twitter et Facebook, ainsi qu'à d'autres sites considérés comme non-islamiques ou préjudiciables pour le régime.

Le président iranien Hassan Rohani, un modéré, a promis une plus grande tolérance, et plusieurs responsables du gouvernement ont eux-mêmes des comptes Twitter ou Facebook, mais les ultra-conservateurs qui tiennent les institutions clés du régime s'opposent à tout allègement des restrictions.

Début mai, M. Rohani a ainsi mis son véto à un projet d'interdiction de WhatsApp.

str/adm/fcc/tp

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.