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Tunisie: l'instance électorale appelle à fixer la date des élections au plus vite

L'instance chargée d'organiser des élections générales d'ici la fin de l'année en Tunisie a pressé mardi la classe politique de s'entendre sur la date du scrutin au plus vite, notant qu'autrement ces scrutins cruciaux pour le pays risquaient d'être reportés.

Les "grands tiraillements" entre partis politiques expliquent que la date des élections n'ait toujours pas été fixée, a dit à l'AFP le président de l'ISIE, Chafik Sarsar, en marge d'une conférence de presse.

"Il faut qu'ils se mettent d'accord avant tout sur les élections avec lesquelles on va commencer, présidentielle ou législatives, ou bien si on va vers la concomitance", a-t-il ajouté.

"Nous avons déjà beaucoup de retard", a-t-il noté, jugeant que si les contretemps persistent "il y aura une possibilité de retarder les élections", ce que l'instance ne veut pas envisager selon lui.

Kamel Toujani, un des membres de l'instance, s'attend à ce que "d'ici une à deux semaines les politiciens annoncent la date" des élections, espérant "qu'ils assument leurs responsabilités".

L'Assemblée nationale constituante doit officiellement annoncer la date de ces scrutins, devant doter la Tunisie d'institutions pérennes après la révolution de 2011, une fois que les partis politiques seront parvenus à un accord sur le calendrier.

Selon les dispositions transitoires de la nouvelle Constitution adoptée fin janvier, les élections doivent se tenir avant la fin 2014. Mais la classe politique reste divisée sur le fait de tenir le même jour ou séparément les législatives et le premier tour de la présidentielle.

L'ISIE a néanmoins annoncé que l'inscription sur les listes électorales s'ouvrirait le 23 juin pour un mois. M. Sarsar a aussi affirmé que l'instance était "en grande partie prête" à organiser les élections, bien qu'elle n'ait toujours pas de sièges ni à Tunis ni en province.

L'organisation des élections en 2014 a été décidée dans le cadre d'un vaste accord entre les différents partis tunisiens pour résoudre une profonde crise politique déclenchée par les assassinats de deux opposants en 2013.

Cet accord a permis l'adoption de la nouvelle Constitution et a conduit les islamistes d'Ennahda à laisser le pouvoir à un gouvernement d'indépendants en début d'année.

La Tunisie est privée d'institutions pérennes depuis sa révolution. A l'origine, la Constituante élue en octobre 2011 aurait dû laisser la place à un Parlement un an plus tard.

iba/alf/vl

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