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Matches truqués - L'UEFA et Europol formalisent leur collaboration

La Fédération européenne de football (UEFA) et Europol, l'Office européen de police, ont signé mardi un protocole d'accord formalisant leur collaboration dans la lutte contre les matches de football truqués alors que neuf enquêtes sont en cours au niveau du continent.

"C'est une étape très importante voire décisive", a estimé Michel Platini, le patron de l'UEFA qui milite depuis longtemps pour une police européenne du sport.

"Je suis un ancien joueur et je sais que la manipulation de matches est le pire fléau car on touche à l'âme de jeu, à l'essence même de notre sport", a ajouté le triple Ballon d'Or.

L'UEFA, qui dispose de son propre système de surveillance de près de 32.000 matches par an et d'officiers d'intégrité dans chaque pays, va ainsi pouvoir bénéficier de l'expertise d'Europol et d'une plateforme de partage d'informations et connaissances.

"Je ne pense pas que cela soit un problème majeur dans le football européen à partir de ce qu'on voit, mais nous nous assurons à ce que cela n'en devienne pas un en envoyant un message clair aux syndicats du crime organisé qu'ils seront mis sous enquête et empêchés de menacer l'intégrité de ce sport", a souligné Rob Wainwright, le directeur d'Europol.

Selon lui, cela ne concerne qu'"une très, très petite proportion de matches joués en Europe". Le directeur d'Europol a précisé que neuf enquêtes sur des matches truqués étaient actuellement en cours sur le continent, mais s'est refusé à donner des détails, ne serait-ce que pour les pays concernés.

En décembre dernier, des députés européens avaient estimé que la lutte contre la corruption dans le football était un "échec", pointant qu'entre 2008 et 2011, Europol avait détecté 680 matches suspects en Europe et identifié 200 nouveaux cas suspects depuis le début 2013.

L'UEFA a adopté lors de son congrès fin mars une résolution contre les matches truqués, dans le but notamment d'uniformiser les sanctions sur le principe de la tolérance zéro.

L'an dernier, l'instance européenne avait exclu des compétitions européennes trois clubs, deux turcs, Fenerbahçe et Besiktas, et un ukrainien, Metalist Kharkiv, pour une affaire de matches truqués.

L'UEFA avait aussi interdit à vie de toute activité dans le football un joueur maltais, Kevin Sammut, et deux arbitres, l'un ukrainien et l'autre bosnien.

stp/chc

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