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L'OMS souhaite de nouvelles taxes sur le tabac pour sauver des millions de vies

L'OMS a demandé mardi à tous les pays d'augmenter les taxes sur le tabac pour sauver des millions de vies, les effets de la cigarette tuant toujours 10 personnes par minute dans le monde.

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé la hausse des prix est le moyen le plus efficace pour dissuader les consommateurs, notamment les plus jeunes.

En vue de la Journée mondiale sans tabac organisée samedi, l'agence de l'ONU estime que selon les données de 2012, une hausse des taxes de 50% réduirait le nombre de fumeurs de 49 millions dans le monde au cours des trois prochaines années. Quelque 11 millions de vies seraient sauvées.

Le tabac est la cause de près de six millions de décès par an, dont 600.000 par la fumée passive. Si la tendance actuelle se poursuit, le tabac tuera huit millions de personnes dans le monde chaque année d'ici 2013, selon Ayda Yurelki, de l'OMS.

En moyenne, une hausse des prix des cigarettes de 10% réduit la consommation de 4% dans les pays riches et d'environ 5% dans les pays pauvres et à revenu moyen.

Les prix élevés des cigarettes dissuadent en particulier les jeunes de commencer de fumer, fait valoir l'OMS. Les jeunes fumeurs sont aussi encouragés à réduire leur consommation de tabac ou à abandonner la cigarette.

"Des augmentations de prix sont deux à trois plus efficaces pour réduire la consommation de tabac chez les jeunes que chez les adultes", a affirmé le Dr Douglas Bettcher, directeur du département des maladies non transmissibles à l'OMS.

L'OMS a aussi calculé que si tous les pays élevaient leurs taxes sur le tabac de 50%, les gouvernements récolteraient 101 milliards de dollars de revenus supplémentaires. Ces fonds pourraient être utilisés pour des investissements dans d'autres domaines de la santé publique.

L'OMS donne l'exemple de la France qui a triplé les prix réels (ajustés de l'inflation) des cigarettes entre 1990 et 2005. La consommation a diminué de plus de 50% et les cancers du poumon ont commencé à diminuer.

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