Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Le gouvernement palestinien de consensus sera annoncé jeudi (Fatah)

Le futur gouvernement palestinien composé de personnalités indépendantes et dirigé par l'actuel Premier ministre de l'Autorité palestinienne Rami Hamdallah sera annoncé jeudi, a affirmé mardi à Gaza un dirigeant du Fatah, du président Mahmoud Abbas.

L'Autorité palestinienne a reçu des assurances de la part de l'Union européenne (UE) et des Etats-Unis sur la poursuite de leur soutien financier, a précisé à l'AFP ce dirigeant, Azzam al-Ahmad, en charge des discussions avec le Hamas au pouvoir à Gaza.

"Les consultations sur la formation d'un gouvernement de consensus sont quasiment terminées et je présenterai les points de vue des deux mouvements au président Abbas", a déclaré à la presse M. Ahmad à la presse.

"Puis le président l'annoncera officiellement jeudi", a-t-il ajouté au terme de nouvelles rencontres avec le mouvement islamiste.

"Les contacts avec les frères en Egypte se poursuivent sur Rafah, et il y aura une remise en fonctionnement du terminal après la formation du gouvernement", a-t-il expliqué à propos du terminal frontalier de Rafah, seul accès au territoire palestinien qui ne soit pas contrôlé par Israël.

Le représentant du Hamas dans ces discussions, Moussa Abou Marzouk, a confirmé qu'il était "convenu que Rami Hamdallah dirige le gouvernement de consensus".

Interrogé sur les éventuelles difficultés que rencontrerait ce gouvernement formé avec l'accord du Hamas, considéré comme un "mouvement terroriste" par les les Etats-Unis et l'UE, même s'il ne comprend que des personnalités indépendantes, M. Ahmad a répondu: "Les risques existent toujours".

"Mais l'UE nous a dit officiellement que, pour parvenir à la paix et à la création d'un Etat palestinien indépendant, il fallait mettre fin à la division, et elle a annoncé qu'elle continuerait à soutenir l'Autorité palestinienne pour la construction et le développement", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Les Etats-Unis nous ont officiellement informés qu'ils avaient levé leur véto à l'unité et qu'ils observeraient l'action et la formation du gouvernement et ne boycotteraient pas l'Autorité palestinienne", a-t-il assuré.

Lors de sa précédente visite à Gaza le 13 mai, Azzam al-Ahmad avait déclaré que l'exécutif transitoire serait formé dans le délai prévu, qui arrive à échéance le 28 mai.

L'Egypte, parrain officiel de la réconciliation palestinienne, est actuellement en pleine élection présidentielle, pour laquelle dans laquelle l'ex-chef de l'armée, Abdel Fattah al-Sissi, est donné archi-favori. Les résultats sont attendus le 5 juin au plus tard.

Les relations entre l'Egypte et le Hamas se sont nettement détériorées depuis la destitution le 3 juillet par l'armée du président Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, dont est issu le Hamas.

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dominée par le Fatah, et le Hamas, ont signé le 23 avril un nouvel accord pour mettre fin à la division politique depuis 2007 entre la Cisjordanie, dont l'Autorité palestinienne administre les zones autonomes, et la bande de Gaza sous blocus israélien.

Reprenant les termes de précédents accords de réconciliation, conclus au cours des trois dernières années mais restés lettre morte, ce document prévoit la formation sous cinq semaines d'un gouvernement de consensus composé de personnalités indépendantes, sans mandat politique, chargé d'organiser des élections dans un délai de six mois.

az-sst/agr/fcc

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.