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La BCE "consciente du risque" d'une inflation basse prolongée (Draghi)

La Banque centrale européenne (BCE) est "consciente du risque d'une période prolongée d'inflation basse", a déclaré mardi son président Mario Draghi, laissant entendre à nouveau qu'elle était prête à agir prochainement.

"Nous sommes conscients du risque d'une période prolongée d'inflation basse, qu'elle soit engendrée par des facteurs internes ou externes", a-t-il relevé lors de la clôture d'un forum sur la politique monétaire organisé par la BCE à Sintra au Portugal.

Quant au choc des élections européennes, "la réponse n'est pas seulement européenne, mais elle devrait aussi passer par les politiques économiques sur un plan national", a-t-il jugé avant d'ajouter que la BCE était prête à participer à cet effort "dans les limites de son mandat".

M. Draghi a rejeté la proposition de plusieurs économistes, dont le prix Nobel d'Economie Paul Krugman, de relever l'objectif d'inflation de la BCE, qui est légèrement inférieur à 2%.

"Nous sommes dans une zone très hétérogène. Je préfère ne pas imaginer ce qu'un tel relèvement de l'objectif pourrait signifier pour l'Allemagne", a-t-il commenté.

La banque centrale allemande, la Bundesbank, est en effet allergique à une inflation trop importante en raison du traumatisme de l'hyperinflation vécu par l'Allemagne dans les années 1920.

Quant à la création d'emplois et la croissance réclamées par des électeurs européens, M. Draghi a appelé les gouvernements à accélérer "les réformes structurelles qui ont pris du retard".

Le patron de la BCE s'est également déclaré confiant dans la capacité du Parlement européen à surmonter les blocages actuels et "jouer un rôle constructif".

Face au danger de l'inflation basse, plusieurs membres du directoire de la BCE ont indiqué que l'institution monétaire de Francfort était prête à agir. Parmi les mesures possibles figurent une baisse de taux ou de nouveaux prêts à très long terme aux banques (LTRO) pour les pousser à prêter davantage aux entreprises.

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