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France: la galaxie UMP aux prises avec un scandale financier

Une multitude d'acteurs ou d'intervenants sont impliqués dans le scandale financier des fausses factures de l'UMP (droite), principal parti d'opposition en France. Portrait des principaux d'entre eux:

Forcé mardi à la démission de la présidence du parti, Jean-François Copé, 50 ans, était jusqu'à ce jour un ambitieux assumé qui travaillait à un seul objectif: conquérir l'Elysée en 2017. Fin 2012, il avait réussi à supplanter son rival François Fillon pour prendre la tête du parti. Son image en était sortie extrêmement dégradée et il n'avait jamais vraiment réussi depuis à crédibiliser son action. Boulimique des médias, le député-maire de Meaux, près de Paris, s'est souvent distingué par des formules choc et controversées, comme le "racisme anti-Blancs", en néo-converti à la droite "décomplexée".

En retrait officiel de la vie politique, l'ancien chef d'Etat Nicolas Sarkozy, 59 ans, cache de moins en moins ses ambitions pour la présidentielle de 2017. Avant cela, il devra clarifier sa situation judiciaire alors que son nom est cité dans plusieurs affaires. Depuis son échec de 2012 face au socialiste François Hollande, il parcourt le monde, pour des conférences privées très bien rémunérées ou pour assister aux concerts de sa femme, la chanteuse Carla Bruni. L'accusation d'un dépassement illégal de dix millions d'euros dans ses dépenses de campagne en 2012 le touche de plein fouet. Il se considère au-dessus de la mêlée mais l'affaire des fausses factures le replace malgré lui au centre du jeu.

Unique Premier ministre de l'hyperprésidence Sarkozy (2007-2012), François Fillon, 60 ans, n'a jamais accepté de voir s'échapper le contrôle du parti UMP. Fin politique selon certains, opportuniste pour d'autres, "ce bon surfeur sait prendre les vagues des autres", juge l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Il s'est distancié de son mentor, Nicolas Sarkozy et il a obtenu la tête de Jean-François Copé. Déjà candidat à la présidentielle de 2017, il fait partie du trio d'ex-Premiers ministres chargés de conduire le parti à un congrès extraordinaire à l'automne.

A 68 ans, ce pilier de la droite, ex-Premier ministre et plusieurs fois ministre, incarne la voix de la sagesse à l'UMP et auprès de militants écoeurés par les guerres intestines. Il est avec Jean-Pierre Raffarin et François Fillon le troisième membre de la direction collégiale de l'UMP instaurée mardi. Qualifié de "meilleur d'entre nous" par l'ex-président Jacques Chirac, il a connu l'humiliation d'une condamnation dans une affaire d'emplois fictifs à la mairie de Paris. Maire de Bordeaux (sud-ouest), il cache de moins en moins sa volonté d'être candidat à la présidentielle de 2017.

Elle est notamment incarnée par Xavier Bertrand (49 ans), plusieurs fois ministre, le député et ex-ministre François Baroin (48 ans) et surtout l'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, dite "NKM". Tous les trois ont réclamé - et obtenu - la démission de Jean-François Copé. Malgré son échec à remporter la mairie de Paris, "NKM" fait figure à 40 ans d'étoile montante. En 2009, elle disait déjà vouloir être présidente et a déjà brigué en 2012 la présidence de l'UMP.

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