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Djibouti cherche à identifier les kamikazes ayant visé un restaurant

Les autorités djiboutiennes ont lancé un appel à témoin et diffusé des photos pour identifier les deux kamikazes présumés ayant péri dans l'attentat samedi soir qui a fait un mort et plusieurs blessés dans un restaurant de Djibouti-ville.

"Nous tenons à diffuser ces photos dans l'espoir de récolter davantage de renseignements sur les deux auteurs de cet attentat, dont une femme, qui sont morts sur le coup l'un et l'autre", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Hassan Omar Mohamed, selon un communiqué reçu mardi.

L'identité et la nationalité des deux auteurs de l'attentat ne sont pas établies, a-t-il précisé.

L'attentat perpétré samedi soir au restaurant La Chaumière a tué, outre les deux kamikazes, une personne de nationalité turque et a blessé une vingtaine de personnes. Le ministre djiboutien de l'Intérieur a indiqué que sept Français, quatre Allemands et trois Espagnols avaient été blessés dans l'attaque, ainsi que des Djiboutiens dont il n'a pas précisé le nombre.

L'attentat n'a pas été revendiqué. Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh a estimé qu'il s'agissait d'une "réaction violente" à la participation de Djibouti "au processus de stabilisation et de sécurisation de la sous-région", en référence à l'engagement des troupes djiboutiennes au sein de la force de l'Union africaine (Amisom) qui combat les islamistes shebab en Somalie.

"Cet acte de terrorisme aveugle ne remettra pas en cause notre détermination à lutter, avec la communauté internationale, contre ce fléau", a poursuivi le chef de l'Etat djiboutien.

Djibouti fournit environ un millier de soldats à l'Amisom, déployée depuis 2007 en Somalie et dont les effectifs ont récemment été portés à 22.000 hommes. L'Ouganda, le Burundi, l'Ethiopie et le Kenya sont les principaux pays contributeurs en troupes.

Le Kenya a été la cible de plusieurs attentats, attribués aux shebab ou à leur sympathisants depuis que son armée est entrée en Somalie en octobre 2011. Ces attaques se sont multipliées ces dernières semaines notamment à Nairobi et Mombasa, les deux principales villes du pays.

Djibouti, ancienne colonie française, abrite en outre une importante base militaire américaine, la seule sur le sol africain, notamment utilisée pour des opérations contre les groupes armés islamistes au Yémen, en Somalie et dans le reste de l'Afrique.

La France maintient également un contingent militaire à Djibouti, dont le port sert en outre de base aux opérations maritimes internationales contre la piraterie somalienne dans l'océan Indien.

bur-ayv/sd

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