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Arabie: peine de mort pour un manifestant chiite

Un tribunal saoudien a condamné à la peine capitale un protestataire, reconnu coupable de tirs contre la police lors de troubles dans une localité chiite de l'est du royaume, ont rapporté mardi les médias.

C'est la plus lourde peine prononcée contre un protestataire chiite depuis le début, au printemps 2013, des procès des personnes arrêtées pour leur implication dans les troubles ayant émaillé les manifestations hostiles au régime dans la province orientale.

Le prévenu a été jugé pour "désobéissance", "troubles" et "sédition" pour avoir tiré, avec l'aide de deux complices, contre une patrouille de la police à Qatif, a-t-on ajouté.

Il était poursuivi aussi pour "avoir couvert un groupe de personnes recherchées pour troubles" et pour acquisition d'armes, selon la presse.

Le prévenu est le fils d'un dignitaire religieux, Jaafar Rabeh, connu pour sa contribution aux efforts d'apaisement pour contenir la tension à Awamiyeh, l'un des villages les plus en proie aux troubles de la région de Qatif, ont indiqué des activistes.

Des manifestations dans la province orientale, où se concentre la majorité des quelque deux millions de chiites du royaume qui se plaignent de discrimination de la part du pouvoir sunnite, avaient éclaté simultanément avec le début en 2011 d'un mouvement de contestation à Bahreïn, pays voisin où la majorité chiite réclame une monarchie constitutionnelle.

Elles avaient pris une tournure violente en 2012 et les heurts entre la police et les manifestants ont fait 24 morts, dont au moins quatre policiers, selon des militants saoudiens.

Les manifestations s'étaient intensifiées après l'arrestation en juillet 2012 de cheikh Nimr al-Nimr, considéré comme le principal initiateur des manifestations.

La tension était retombée en août 2102 lorsque sept principaux dignitaires chiites de Qatif avaient annoncé accueillir favorablement l'appel du roi Abdallah à la création d'un centre de dialogue interconfessionnel entre sunnites et chiites.

aa/tm/vl

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