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Des vêtements anti-UV créés par une survivante du cancer, Summer Krammer

Quand les médecins lui diagnostiquent un mélanome en 2007, Summer Krammer n’a d’autre choix que de trouver une meilleure façon de se protéger du soleil. La jeune pharmacienne de Portland, alors âgée de 26 ans, se rend vite compte qu’hormis combinaisons de surf et maillots de bain, il est impossible de trouver des vêtements anti-UV suffisamment à la mode.

«C’est à ce moment précis que j’ai décidé de créer ma marque de vêtements, raconte Summer, interrogée par Le HuffPost. Je me suis inspirée de ma propre garde-robe et je lui ai simplement ajouté, en prime, une protection solaire efficace.»

Protection, style, éthique

Six ans et une guérison plus tard, SummerSkin est lancée sur Kickstarter et récolte 15 000 dollars de fonds. La marque met l’accent sur l’alternative chic qu’elle représente face à la concurrence anti-UV, uniquement destinée aux pêcheurs et aux surfeurs. «Nous avons choisi des tissus à la fois confortables et légers qui filtrent 98% des rayons solaires, quand les vêtements normaux, eux, ne parviennent qu’à en bloquer 5%.»

Après seulement un an d’exploitation, SummerSkin commence à se faire un nom. Le produit le plus célèbre, l’écharpe EndlessSummer, fait un tabac. «Nos meilleures ventes combinent protection, style et éthique "zero waste". On peut porter cette écharpe d’une dizaine de façons différentes tout en s’assurant d’être protégée: ce "tout en un" plaît à la clientèle», assure Summer.

Une collection pour hommes et une autre pour enfants devraient voir le jour prochainement.

Des vêtements encore rares en France

En France la technologie n’a rien de nouveau, mais la production de ce type d’habillement est encore trop cantonnée aux amateurs de sport et aux malades atteints du mélanome pour servir à la prévention de consommateurs lambda. Pour y remédier, Tribord lance en 2012 le Water T-shirt. Le Top Anti-UV Waterproof, d’une coupe plus ample que les combinaisons de surfeurs, est idéal pour les sportifs, ou pour les plus prudents.

«Si elle est très avancée en Australie et aux États-Unis, la lutte anti-UV n’avance pas en terrain conquis sur le sol français», déplore Anne Goddet, gérante de Mayoparasol, pionniers du vêtement anti-UV français. «Mais le marché s’installe progressivement. Cette technologie gagnera certainement l’industrie de la mode grâce aux préoccupations grandissantes des Français en matière de cancer, par souci du réchauffement climatique ou par prévention du vieillissement de la peau.»

D’après l’Institut national du cancer, le mélanome, cancer de la peau le plus grave, représente environ 3% de l’ensemble des nouveaux cas de cancers estimés: plus de 10 000 Français se découvrent atteints chaque année. En 2012, on comptabilisait 1672 décès. Selon le Centre de dépistage et de contrôle de maladies américain, il suffirait d’une quinzaine de minutes aux rayons du soleil pour endommager les peaux les plus fragiles.

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