Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Un convoi militaire kényan attaqué près de la Somalie, deux soldats tués (médias)

Deux militaires kényans ont été tués dans la nuit dans la région de Lamu, dans le nord-est du Kenya, près de la frontière somalienne, par de présumés islamistes somaliens shebab qui ont attaqué leur convoi, ont rapporté lundi les médias kényans, citant un responsable local.

Un porte-parole de l'armée kényane Willy Wesonga, a indiqué à l'AFP que les soldats étaient en patrouille, près de la frontière somalienne quand ils ont été attaqués. Il a refusé de confirmer les pertes dans les rangs kényans, indiquant seulement que des soldats kényans avaient été blessés et qu'un des assaillants avait été tué.

Selon plusieurs médias kényans, qui citent le chef de la police de la juridiction de Lamu-Est, Samuel Obara, deux soldats ont été tués quand le convoi, qui transportait des vivres de la région de Lamu vers un camp militaire kényan côté somalien, a été attaqué une dizaine de présumés shebab.

Le Kenya a envoyé en octobre 2011 son armée en Somalie pour y combattre les shebab. Les troupes kényanes ont depuis intégré la Force de l'Union africaine (Amisom) déployée en Somalie depuis 2007.

L'Amisom a chassé les islamistes somaliens liés à Al-Qaïda de Mogadiscio en août 2011, puis progressivement de l'essentiel de leurs bastions du sud et du centre du pays. Les shebab contrôlent néanmoins toujours de vastes zones rurales et ont abandonné le combat conventionnel pour la guérilla et les attentats.

Ils ont récemment averti qu'ils allaient "déplacer" le conflit au Kenya, visé depuis qu'il intervient en Somalie par plusieurs attaques meurtrières, dont le spectaculaire assaut par un commando shebab contre le centre commercial de Westgate à Nairobi, qui a fait au moins 67 morts.

str-rk/sas/ayv/sba

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.