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26/05/2014 12:23 EDT | Actualisé 26/07/2014 05:12 EDT

Udo Voigt, premier élu néonazi allemand, fait son entrée au Parlement européen

dapd
Der Vorsitzende der NPD, Udo Voigt, sitzt am Mittwoch (23.02.11) in Berlin im Landgericht, wo im Berufungsverfahren ueber die Verurteilung von Voigt und und zwei weiteren NPD-Funktionaeren wegen Volksverhetzung verhandelt wird. Im April 2009 hatte das Amtsgericht Tiergarten drei NPD-Funktionaere zu mehrmonatigen Bewaehrungsstrafen und Geldstrafen verurteilt, weil sie in einem Flyer den dunkelhaeutigen deutschen Fussballspieler Patrick Owomoyela rassistisch beleidigt hatten. (zu dapd-Text) Foto: Wolfgang Kumm/Pool/dapd

Avec seulement 1% des voix aux élections européennes dimanche, Udo Voigt est le premier élu néonazi allemand à faire son entrée au Parlement européen.

Fils d'un membre des sections d'assaut (SA) du parti nazi, Udo Voigt, 62 ans, s'est vu condamner il y a dix ans pour avoir qualifié Adolf Hitler de "grand homme d'Etat".

Par le passé, cet homme aux cheveux et à la moustache poivre et sel a également remis en cause l'ampleur de la Shoah, réclamé la restitution des terres allemandes perdues après 1945 ou encore appelé les électeurs au "combat armé" avant des élections législatives, propos qui lui avaient également valu une condamnation.

Parmi ses nombreuses autres provocations: une affiche de campagne le montrant chevauchant une moto et ce slogan: "plein gaz!" accrochée notamment devant le Musée juif de Berlin peu avant un scrutin local en 2011...

Ancien président du Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD) pendant 15 ans, ce technicien aéronautique diplômé en sciences politiques a mené la liste de cette formation ouvertement raciste, antisémite et révisionniste au scrutin européen.

Malgré le score médiocre enregistré par son parti dimanche, il siègera à Bruxelles, grâce à une réforme du système électoral allemand instaurant une représentation purement proportionnelle aux élections européennes, sans seuil minimum à atteindre.

Il s'agira pour cet homme originaire de l'Ouest de l'Allemagne mais installé à Berlin de son premier mandat d'élu.

Son parti, créé en 1964 notamment par d'anciens fonctionnaires du parti nazi, fait l'objet d'une procédure judiciaire en vue de son interdiction en Allemagne à la suite d'une série de crimes racistes commis par des proches du NPD.

"Nous voulons une Europe des patries et non pas (une Europe) qui soit sous la férule des dictateurs bruxellois", a commenté M. Voigt, entré à 16 ans au NPD, sur le site de son parti.

Il veut mener des discussions avec d'autres députés européens d'extrême droite, peut-être avec les élus d'Aube dorée, les néonazis grecs.

Pour ces élections européennes, le NPD a notamment fait campagne en réclamant "de l'argent pour Mamie, pas pour les Roms".

A la tête du NPD de 1996 à 2011, Udo Voigt a connu un indéniable succès, faisant tripler les effectifs du parti et l'implantant durablement dans certaines parties de l'ex-RDA. Marginalisé au niveau national, le mouvement néonazi compte quelques élus régionaux dans ces territoires déshérités.

M. Voigt avait tenté de "polir" l'image de son parti en priant les crânes rasés de rester en coulisse tandis que lui apparaissait toujours en costume.

Il avait été "renversé" il y a trois ans à la suite de luttes internes fratricides dont l'extrême droite allemande est coutumière.

Par le passé, un autre parti allemand classé à l'extrême droite, les Republikaner, avait déjà envoyé des députés au parlement européen, mais il n'était pas étiqueté comme néonazi.

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