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Tunisie: la justice dissout un groupe pro-islamiste accusé de violences

La justice tunisienne a décidé lundi de dissoudre la Ligue de protection de la révolution (LPR), accusée d'être une brutale milice pro-islamiste, une décision qui vient satisfaire une revendication du camp séculier et du puissant syndicat UGTT.

La justice a trouvé que "la LPR contrevenait aux lois relatives à l'organisation et la création des associations et a décidé de la dissoudre ainsi que toutes ses antennes", a déclaré à l'AFP le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Soufiène Sliti.

Selon la même source le tribunal a décidé aussi d'interdire toutes les activités de cette ligue créée en mai 2012 pour, selon son fondateur Mohamed Maalej, "préserver les acquis de la révolution" et "renforcer l'identité arabo-musulmane".

"C'est un procès purement politique (...) Nous espérons que les 10% ou 25% des magistrats propres prendront en appel, la bonne décision", a réagi sur les ondes de la radio privée Shems FM le chef de la LPR Mounir Ajroudi.

La LPR, accusée à de nombreuses reprises d'orchestrer des attaques contre des opposants ou des associations pour les intimider, est considérée par plusieurs partis politiques et une large partie de la société civile comme une milice brutale proche du parti islamiste Ennahda, qui a remis fin janvier le pouvoir à un gouvernement apolitique.

Ses militants sont soupçonnés du lynchage à mort d'un représentant du parti Nidaa Tounes à Tataouine (sud) à l'automne 2012 ainsi que d'une attaque contre le siège du syndicat UGTT en décembre 2012.

Un de ses dirigeants, Imed Dghij a été condamné fin mars à quatorze mois de prison pour "incitation à la violence et atteinte à autrui", une peine réduite en appel à trois mois de prison.

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