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Thaïlande: le leader des manifestants contre le gouvernement renversé libéré sous caution (avocat)

Suthep Thaugsuban, leader des manifestations contre le gouvernement thaïlandais renversé par l'armée, a été libéré lundi sous caution par la justice, a annoncé un de ses avocats, précisant qu'il était interdit de sortie du territoire.

"Suthep est libre maintenant de rentrer chez lui", a déclaré Bandit Siripan. Il avait été interpellé jeudi dernier au moment du coup d'Etat, avant d'être finalement remis à la justice civile par l'armée lundi matin. "Mais il n'a pas le droit de voyager hors du pays".

Suthep, portant toujours autour du cou le sifflet devenu le symbole des manifestants contre le gouvernement renversé, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour insurrection dans le cadre de son rôle dans ce mouvement commencé à l'automne contre le gouvernement de Yingluck Shinawatra.

La justice a imposé une caution de 100.000 bahts (2.250 euros) pour sa libération dans cette affaire, a précisé l'avocat Puangthip Boonsanong. Plus de 20 autres leaders du mouvement faisant l'objet des mêmes accusations ont également été libérés, certains sans caution.

Suthep a ensuite fait face à la cour criminelle dans une autre affaire, où il a également été libéré contre une nouvelle caution de 700.000 bahts, selon sa défense.

Cette affaire est liée à des poursuites pour meurtre pour son rôle dans la répression des manifestations antigouvernement de 2010, lorsqu'il était vice-Premier ministre.

Les Chemises rouges, partisans de l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, frère de Yingluck, avaient alors occupé le centre de Bangkok pendant deux mois, avant un assaut de l'armée. La crise avait fait plus de 90 morts et 1.900 blessés.

La première audience est prévue le 28 juillet, selon sa défense.

Lors du coup d'Etat de jeudi, de nombreux leaders politiques des deux camps avaient été interpellés par l'armée qui peut les détenir sept jours sans charge, en conformité avec la loi martiale.

Les leaders des Chemises rouges se semblent pas avoir été libérés.

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