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Roland-Garros - Sharapova et Djokovic se jouent du froid et de la pluie

Le temps frisquet et pluvieux couvrant Paris n'a pas perturbé le moins du monde Novak Djokovic et Maria Sharapova, lundi lors de la deuxième journée de Roland-Garros, mais le tournoi a perdu en Kei Nishikori l'un des hommes en forme du moment.

Programmée en première sur le court Central, Sharapova, tête de série N.8, a dû attendre plus d'une heure pour pouvoir le fouler, le temps que le ciel se découvre, provisoirement au moins.

Ce contretemps n'a guère déstabilisé la Russe, victorieuse en 2012 et finaliste l'an passé, qui n'a laissé que trois jeux (6-1, 6-2) à sa compatriote Ksenia Pervak, 156e mondiale.

Sharapova, qui s'était fait connaître en remportant Wimbledon en 2004 à 17 ans, a depuis bien apprivoisé la terre battue. Depuis sa demi-finale perdue en 2011 à Paris, elle n'a perdu que quatre matches sur cette surface, dont trois face à la N.1 mondiale Serena Williams.

Et depuis le début de l'année, elle n'a connu qu'une défaite sur ocre, pour désormais 13 victoires. Pervak n'a rien pu opposer à sa puissance et à son timing de frappe.

"Un premier match en Grand Chelem est toujours compliqué, peu importe que vous soyez bien préparée, ou le nombre de matches que vous avez joués. J'ai joué un match solide, j'ai fait ce que j'avais à faire", a savouré Sharapova.

La pluie n'a pas non plus joué avec les nerfs de Djokovic. Le N.2 mondial, titré à Rome il y a dix jours, n'a fait qu'une bouchée (6-1, 6-2, 6-4) du Portugais Joao Sousa (42e), se déconcentrant seulement quelques secondes à la fin du troisième set.

Son match a été interrompu pendant plus d'une heure, alors qu'il menait 4-1 dans le premier set. Mais le Serbe, demi-finaliste l'an passé et finaliste en 2012, n'a pas été freiné dans son élan.

Djokovic a montré combien il était décontracté en se livrant à un petit sketch avec un ramasseur de balles. Il a inversé les rôles avec le jeune homme, en lui tenant son parapluie, puis en lui offrant à boire et en faisant un brin de causette avec lui.

La journée a été beaucoup moins agréable pour Nishikori. Ce n'est pas la météo qui a éteint le jeune Japonais (N.9), mais simplement les répercussions de sa blessure au dos survenue lors de la finale perdue à Madrid, face à Rafael Nadal.

Entré dans le Top 10 au début mai pour la première fois de sa carrière, après cette finale madrilène et sa victoire à Barcelone, il était considéré comme l'un des joueurs susceptibles de créer la surprise à Roland-Garros.

Cela aurait été une manière pour lui d'honorer son entraîneur, l'Américain Michael Chang, vainqueur à Paris il y a 25 ans. Mais il n'en avait pas les moyens physiques et a dû s'incliner (7-6 (7/4), 6-1, 6-2) face au Slovaque Martin Klizan (59e).

"C'était mon premier match depuis Madrid, je manquais de rythme. Je ne pouvais pas faire grand-chose aujourd'hui", a expliqué Nishikori, qu'on a vu perdu sur le court, sans énergie, les épaules basses, la mine triste.

Malgré son classement mondial, le Japonais n'a pour l'instant atteint qu'une fois les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem, en 2012 à l'Open d'Australie. Et c'est surtout à sa fragilité physique qu'il le doit, tant son talent est évident.

"C'est dur pour moi, mais je suppose que c'est ma vie de tennisman", a-t-il ajouté. "Je dois prendre soin de mon corps, sinon les blessures reviendront, c'est sûr."

Klizan, âgé de 24 ans et ancien champion junior à Roland-Garros en 2006, a lui confirmé qu'il était en pleine confiance, après avoir remporté le deuxième titre de sa carrière, et premier sur terre battue, à Munich au début mai.

cyb/jta

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