Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Roland-Garros - L'élimination de Wawrinka bouleverse tout

La deuxième journée de Roland-Garros lundi avait été très calme, et seulement marquée par le temps frisquet et pluvieux, avant que ne survienne en fin de soirée l'élimination déconcertante du N.3 mondial, Stan Wawrinka.

Le Suisse était donné parmi les favoris pour le titre depuis sa victoire à l'Open d'Australie en janvier, la première de sa carrière dans un tournoi du Grand Chelem.

Il avait ensuite confirmé par un succès au Masters 1000 de Monte-Carlo, et paraissait avoir tous les atouts en mains pour au minimum atteindre les quarts de finale à Paris, comme l'an passé.

Mais il faut croire que la capitale française ne sourit guère à Wawrinka, surpris (6-4, 5-7, 6-2, 6-0) par l'Espagnol Guillermo Garcia-Lopez, 41e mondial, un bon spécialiste de terre battue, mais qu'il aurait normalement dû écarter sans trop de mal.

Le Suisse n'a atteint qu'une fois les quarts à Paris, en 2013 donc. C'est un paradoxe car la terre battue reste la surface sur laquelle il a obtenu la majorité de ses titres.

Wawrinka a peut-être été fragilisé par ses deux revers récents, au deuxième tour à Madrid face à l'Autrichien Dominic Thiem, et en huitièmes de finale à Rome contre l'Allemand Tommy Haas.

Même si Garcia-Lopez avait montré à Monte-Carlo (quarts) de quoi il est capable, le Suisse a évolué très loin de son meilleur niveau. Il s'est même totalement liquéfié dans les deux derniers sets.

"Ce n'était pas bon du tout", a-t-il reconnu. "Je m'étais bien entraîné et je ne ressentais pas vraiment la pression. Mais maintenant je dois remettre toutes les pièces du puzzle ensemble."

C'est la première fois depuis 2007, et l'élimination de l'Américain Andy Roddick, que l'une des trois premières têtes de série du tableau masculin est éliminée dès le premier tour à Roland-Garros.

Jusque-là, la journée avait été des plus calmes, les favoris n'étant pas le moins perturbés du monde par les interruptions dues à la pluie. Tout juste avait-on noté la sortie de Kei Nishikori, tête de série N.9, l'un des hommes forts du moment.

Le jeune Japonais, victorieux à Barcelone et finaliste à Madrid, avait subi les répercussions de sa blessure au dos survenue dans la cité madrilène. Manquant cruellement d'énergie, il avait dû s'incliner (7-6 (7/4), 6-1, 6-2) face au Slovaque Martin Klizan (59e).

Le N.2 mondial Novak Djokovic, titré à Rome il y a dix jours, n'avait de son côté fait qu'une bouchée (6-1, 6-2, 6-4) du Portugais Joao Sousa (42e), malgré un bref moment de déconcentration à la fin du troisième set.

Son match a été interrompu pendant plus d'une heure, alors qu'il menait 4-1 dans le premier set. Mais, très décontracté, le Serbe, demi-finaliste l'an passé et finaliste en 2012, n'a pas été freiné dans son élan.

Un peu plus tard, Rafael Nadal, N.1 mondial et octuple vainqueur du tournoi, exilé sur le court Suzanne-Lenglen, s'était baladé (6-0, 6-3, 6-0) face à l'Américain Robby Ginepri (279e).

Un gouffre béant a séparé les deux joueurs. Ex-N.15 mondial en 2006, Ginepri n'a joué que trois tournois du Grand Chelem depuis qu'il s'est blessé à un coude en 2010 et a sombré dans les tréfonds du classement.

Mais Nadal, qui a connu un printemps peu conforme à ce à quoi il est habitué, avec des défaites à Monte-Carlo, Barcelone et Rome, était tout de même satisfait de lui.

Maria Sharapova (N.8) s'était également déjouée sans mal de la pluie. La Russe, victorieuse en 2012 et finaliste l'an passé, n'avait laissé que trois jeux (6-1, 6-2) à sa compatriote Ksenia Pervak (156e).

Depuis le début de l'année, Sharapova n'a connu qu'une défaite sur ocre, pour désormais 13 victoires. Pervak n'a rien pu opposer à sa puissance et à son timing de frappe.

cyb/jcp

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.