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Nucléaire: Zarif et Ashton réunis à Istanbul pour évoquer le dossier de Téhéran (diplomate)

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif et son homologue de l'Union européenne Catherine Ashton se sont retrouvés à huis clos lundi après-midi à Istanbul pour évoquer le dossier nucléaire de Téhéran, a indiqué à l'AFP une source diplomatique iranienne.

"Les discussions ont commencé au Ciragan", un ancien palais ottoman transformé en hôtel de luxe sur le Bosphore, a souligné cette source sous couvert d'anonymat.

Un dîner est prévu plus tard au consulat d'Iran, a souligné le diplomate.

Cette réunion informelle qui n'avait pas été annoncée auparavant, doit durer deux jours selon une source proche des négociateurs iraniens citée par l'agence de presse Mehr.

Elle vise à "évoquer les progrès" des négociations nucléaires, ont indiqué les médias iraniens.

Le diplomate iranien à Istanbul a tenu à préciser que la poursuite mardi des entretiens dépendra de la volonté des deux parties. "Pour l'instant ce n'est pas encore certain", a-t-il dit.

La réunion intervient après l'échec de la dernière session de discussions à Vienne entre l'Iran et les grandes puissances qui n'ont pas réussi à entamer la rédaction d'un accord définitif sur la dimension du programme nucléaire iranien. Une nouvelle série de discussions est prévue à la mi-juin, les deux parties souhaitant parvenir à un accord définitif d'ici le 20 juillet.

M. Zarif devrait se rendre en Algérie mardi à la fin de ses entretiens avec Mme Ashton, selon une autre agence de presse Fars.

"La réunion informelle de deux jours (à Istanbul) sera centrée sur les progrès des négociations nucléaires", a déclaré la source proche des négociateurs iraniens.

Selon l'agence de presse Isna, les représentants du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) ne participeront pas aux discussions d'Istanbul.

Le 16 mai, la quatrième session de discussions à Vienne n'avait pas permis de commencer à rédiger un accord final, qui devrait en principe mettre fin à plus d'une décennie de controverse sur le programme nucléaire de Téhéran, en raison de divergences de vues trop importantes.

L'Iran et les grandes puissances ont conclu en novembre 2013 un accord de six mois, entré en application en janvier, qui gèle une partie des activités nucléaires sensibles en échange de la levée partielle des sanctions occidentales.

Cet accord a ouvert la voie aux négociations de Vienne qui, si elles aboutissent, apporteront des garanties solides sur la caractère uniquement pacifique de l'effort nucléaire de l'Iran, en échange de la levée des sanctions internationales contre ce pays.

Le président iranien Hassan Rohani s'est dit la semaine dernière confiant dans la conclusion d'un accord d'ici le 20 juillet.

"Nous pouvons y arriver", a ajouté le président iranien tout en soulignant que l'échéance pourrait être reportée si un accord s'avérait impossible d'ici là. "Admettons qu'on ne parvienne pas à un accord d'ici l'échéance, on peut alors prolonger cet accord provisoire d'encore six mois".

Téhéran maintient que son programme nucléaire est de nature civile, tandis que les puissances occidentales lui prêtent des visées militaires.

Les questions en suspens portent notamment sur le degré d'enrichissement de l'uranium de l'Iran qui, au-delà d'un certain seuil, est susceptible d'utilisation militaire, ainsi que sur le réacteur de recherches nucléaires Arak, dont le combustible pourrait également être employé à des fins militaires.

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