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Mondial-2014 - Corée du Sud: Park, un mondial pour se refaire une image

Park Chu-young, jeune talent prometteur devenu objet d'une polémique nationale en Corée du Sud au cours d'une carrière en dents de scie, veut se refaire une image lors du Mondial de football au Brésil.

L'attaquant de 28 ans pensait avoir fait un pas en avant significatif dans sa carrière en quittant l'AS Monaco pour Arsenal, en 2011. Au lieu de connaître le succès, il ne joue qu'une rencontre de Premier League, et fait surtout face à des déboires extra-sportifs.

Tête baissée, Park s'excuse publiquement en 2012 pour avoir reçu un visa de résidence monégasque de 10 ans lui permettant de repousser son service militaire obligatoire en Corée. Un acte très mal vu dans un pays officiellement toujours en guerre contre son voisin du nord.

Les Gunners décident alors de le prêter et Park fait ses valises pour le Celta Vigo, devenant le premier Coréen à marquer en Championnat d'Espagne, avant de revenir en Angleterre, à Watford.

Dans le même temps, l'attaquant se montre décisif en sélection, lors des JO-2012, marquant l'un des deux buts de la victoire face au Japon dans le match pour la troisième place.

Cette année, Park a été victime de plusieurs blessures qui l'ont écarté des terrains et hypothéqué ses chances d'être retenu pour le Mondial, d'autant plus que le sélectionneur Hong avait précisé vouloir emmener seulement les joueurs au temps de jeu régulier dans leur club respectif.

Mais le sélectionneur, en quête de buts, décidait finalement de faire une exception en appelant Park pour un match amical contre la Grèce en mars dernier. L'ancien Gunner sait alors saisir l'occasion en marquant le premier des deux buts de sa sélection, son premier sur la scène internationale depuis novembre 2011. Preuve que son sang froid et son flair ne l'ont pas quitté.

A présent, le meilleur buteur coréen de tous les temps (24 buts en 62 sélections) peut parfaire sa réhabilitation en endossant le rôle de meneur d'une équipe qui affrontera dans le groupe H l'Algérie, la Belgique et la Russie.

Ses succès sur le terrain pourraient également lui permettre de retrouver une situation plus saine avec les journalistes avec lesquels il a régulièrement connu quelques frictions, même s'il a insisté sur le fait que celles-ci n'avaient rien de personnel.

"Je ne déteste pas les journalistes comme certains ont pu l'écrire parfois, a-t-il déclaré en avril. Je pense qu'il suffit juste de juger les joueurs aux actes et non à la parole."

De bonnes performances de sa part au Brésil permettraient sans doute de faire taire les rumeurs, notamment dans une équipe en quête d'étincelles qui aurait bien besoin de ses buts pour espérer sortir de la phase de poule.

str/dac/ol/sk

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