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L'émir du Koweït le 1er juin en Iran "pour consolider la stabilité" dans le Golfe

Le Koweït a exprimé lundi l'espoir que la visite historique en Iran que doit effectuer la semaine prochaine l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, contribue à la sécurité et la stabilité dans la région du Golfe.

Cheikh Sabah entame dimanche une visite de deux jours en Iran, son premier déplacement officiel dans ce pays en tant que chef d'Etat.

Il sera accompagné d'une importante délégation comprenant les ministres des Affaires étrangères, du Pétrole, des Finances et du Commerce et de l'Industrie, selon l'agence officielle Kuna qui cite un communiqué du Conseil des ministres.

"Le cabinet espère que la visite débouchera sur des résultats positifs pour renforcer la coopération" entre les deux pays et "pour consolider la sécurité, la stabilité et la paix dans la région", selon le communiqué.

Le nouvel ambassadeur d'Iran à Koweït, Ali Riza, a indiqué aux journalistes lundi que les entretiens de l'émir avec le président Hassan Rohani devraient porter notamment sur la situation régionale et le conflit en Syrie.

A Téhéran, la porte-parole du ministère, Marzieh Afkham, avait indiqué le 20 mai que la visite devrait "ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales" qui se sont améliorées depuis l'arrivée au pouvoir de M. Rohani en août 2013 après des années de tensions.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, s'était rendu en décembre à Koweït dans le cadre d'une tournée dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Il n'avait toutefois pas fait étape en Arabie saoudite. Mais Ryad a annoncé récemment avoir invité M. Zarif à se rendre dans le royaume.

L'Arabie saoudite, puissance sunnite régionale, avait jusqu'alors ignoré les appels du pied de son voisin chiite qui cherche à rassurer les monarchies arabes du Golfe, notamment sur son programme nucléaire controversé.

La plupart des six pays du CCG s'inquiètent des conséquences d'un accord entre l'Iran et les grandes puissances qui prévoit un gel du programme nucléaire en contrepartie d'un allègement des sanctions frappant ce pays.

La méfiance entre le CCG et l'Iran s'est accentuée avec le conflit en Syrie, Téhéran soutenant le régime de Bachar al-Assad alors que la majorité des pays du CCG, Arabie en tête, appuient les rebelles.

Ils s'opposent aussi à propos de Bahreïn, dirigé par une dynastie sunnite soutenue par Ryad alors que l'Iran est accusé de soutenir le mouvement de contestation de la population à majorité chiite.

oh/tm/feb

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