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Les abus contre les mineurs, "un sacrilège comme une messe noire", selon le pape

Le pape François a une nouvelle fois sévèrement condamné les crimes pédophiles de membres du clergé estimant qu'il s'agit d'"un sacrilège comme une messe noire", dans une conférence de presse à bord de l'avion papal à son retour d'un voyage de trois jours au Proche Orient et en Terre Sainte.

Répondant pendant 40 minutes aux questions des journalistes, il a souligné à propos des crimes pédophiles que les enfants "cherchent la sainteté" en allant vers l'Eglise.

L'ancien archevêque de Buenos Aires a annoncé pour "la semaine prochaine le 6 ou 7 juin, une messe à Sainte Marthe (la résidence du Vatican où il habite, ndlr) avec six ou huit victimes, suivie d'une rencontre avec elles".

Interrogé à propos de l'attitude du Vatican à l'égard des prélats accusés de tels crimes, il a souligné que "trois évêques font l'objet d'enquêtes dont un a été déjà condamné", martelant qu'"il n'y a pas de privilègès".

D'une manière générale, a ajouté le pape, "les prêtres qui font cela trahissent le Seigneur, c'est très grave".

Le mois dernier, le pape avait personnellement demandé pardon pour le "mal" absolu que constituent les abus sur des mineurs et promis des actions toujours plus incisives en réponse à des accusations de mensonge et laxisme du Vatican sur ces dossiers.

Lors d'une récente audition par un comité de l'ONU à Genève, un responsable du Vatican a révélé que la justice canonique a traité 3.420 cas d'abus ces dix dernières années.

Sur ce total, 848 prêtres ont été défroqués tandis que 2.572 ont été priés de mener "une vie de prière et pénitence", par exemple dans un monastère.

Début mai, une commission d'experts établie par le pape François a annoncé vouloir rapidement mettre en place des "procédures efficaces" pour punir les prêtres pédophiles.

"Nous avons adopté le principe que le bien d'un enfant ou d'un adulte vulnérable doit être prioritaire dès qu'une décision doit être prise" dans l'Eglise, ont expliqué les huit experts de la nouvelle commission, dont le cardinal américain Sean O'Malley, archevêque de Boston, et l'ancienne victime irlandaise Marie Collins.

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