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Le pape fait une halte surprise au mémorial des victimes israéliennes d'attentats

Le pape François a fait lundi une étape surprise au mémorial des victimes israéliennes d'attentats à Jérusalem, accompagné par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le pape, qui se rendait du mont Herzl, après un hommage sur la tombe du fondateur du sionisme, Theodor Herzl, vers le mémorial de la Shoah à Yad Vashem, a effectué ce détour imprévu au lendemain d'une autre halte impromptue devant la barrière de séparation israélienne à Bethléem, en Cisjordanie.

Selon la radio militaire israélienne, le pape a fait cet arrêt au "Mémorial des victime d'actions hostiles" à la demande de M. Netanyahu.

Selon des responsables israéliens cités par le quotidien Yédiot Aharonot, Israël avait exprimé son mécontentement au Vatican au sujet du geste du pape devant le "mur" à Bethléem, déplorant que les photos distribuées par son service de presse n'aient pas expliqué les raisons de sa construction.

Selon les explications fournies dimanche soir à la presse par son porte-parole le père Federico Lombardi, François pense que "les peuples doivent se rencontrer, se rassembler et qu'un mur les en empêche" et il a voulu signifier que "la situation n'est pas normale".

Dimanche, François a fait arrêter sa voiture découverte pour descendre au pied de la barrière de séparation. Baissant la tête pour une prière muette, il est resté plusieurs minutes devant le mur de béton de huit mètres de haut, la main droite et le front appuyés contre la paroi couverte de graffiti.

Le conseiller politique du président palestinien Mahmoud Abbas, Nimr Hammad, a salué un geste signifiant "qu'on ne peut parvenir à la paix tant qu'Israël continue à construire des murs de séparation racistes entre les peuples palestinien et israélien".

L'édification de la barrière, baptisée "mur de l'apartheid" par les Palestiniens et "clôture de sécurité" pour empêcher les attentats par Israël, a commencé en juin 2002. Achevée aux deux tiers, elle doit atteindre à terme environ 712 km.

Son tracé se trouve à 85% en Cisjordanie, isolant 9,4% du territoire palestinien, dont Jérusalem-Est, selon l'ONU. La Cour internationale de justice (CIJ) et l'Assemblée générale de l'ONU exigent son démantèlement.

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