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La branche syrienne d'Al-Qaïda revendique les attentats de Homs

Le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, a revendiqué lundi la responsabilité de deux attentats meurtriers à la voiture piégée perpétrés la veille à Homs dans le centre de la Syrie en guerre.

Le gouverneur de cette ville reprise quasi-entièrement par les forces du régime, Talal Barazi, a fait état de 12 morts et 30 blessés dans la double attaque, un bilan revu à la hausse après avoir annoncé la mort de 10 personnes dimanche.

Les combattants d'Al-Nosra ont pu "s'infiltrer à Homs dans les fiefs des chabbiha (milices) du régime noussaïri (terme péjoratif pour désigner les alaouites), en dépit des grands obstacles, des barrières de sécurité et des points de contrôle", a écrit le groupe jihadiste dans un communiqué diffusé sur son compte Twitter.

Le président syrien Bachar al-Assad appartient à la communauté alaouite, une branche du chiisme, alors que les rebelles qui cherchent à le renverser sont en majorité sunnites.

Selon le communiqué, les charges explosives dans les deux voitures garée, une dans l'est et la seconde dans l'ouest de Homs, ont été actionnées en même temps "dans l'objectif de faire le plus de morts possible".

Début mai, l'armée qui contrôlait déjà 80% de Homs, troisième ville du pays et fer de lance de la rébellion armée, avait pu entrer dans la vieille ville après le départ des rebelles de leur ex-bastion assiégé et bombardé pendant deux ans, aux termes d'un accord entre les deux protagonistes.

Dimanche également, le Front al-Nosra a mené des attentats suicide contre des points de contrôle de l'armée dans la province d'Idleb (nord-ouest), dans l'objectif de couper une route principale entre Idleb et Lattaquié, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), faisant état de "dizaines de morts ou de blessés" parmi les forces gouvernementales.

Les rebelles ont intensifié leurs attaques avant l'élection présidentielle controversée, organisée le 3 juin par le régime dans les seules régions sous son contrôle.

Le scrutin, que M. Assad est assuré de remporter, a été qualifié de "farce" par l'Occident et l'opposition en exil.

Le Front al-Nosra, qui combat aux côtés des rebelles le régime Assad, a été créé en janvier 2012 et classé comme organisation terroriste par les Etats-Unis. Il a mené des attaques parmi les plus violentes depuis le début du conflit, déclenché en mars 2011 par une contestation pacifique brutalement réprimée par le régime.

kam-rm/tp

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