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France: le groupe informatique Atos rachète l'ex-fleuron Bull

Le groupe français de services informatiques Atos va racheter l'ex-fleuron national informatique Bull pour profiter de ses compétences en matière de cybersécurité et de traitement de gigantesques masses de données, et donner ainsi naissance au "numéro un du +cloud+ en Europe".

Atos, qui compte parmi les leaders européens du secteur, va lancer une offre publique d'achat amicale sur Bull, selon un communiqué commun publié lundi. Atos propose 4,90 euros par action Bull, ce qui valorise l'ensemble de la société à 620 millions d'euros.

En combinant leurs activités, les deux entreprises devraient pouvoir assurer leur développement technologique, renforcer leur compétitivité et donner naissance "au numéro un du +cloud+ en Europe et à l'un des principaux leaders dans la cybersécurité". Le "cloud" est une technologie qui consiste à stocker des données sur des ordinateurs distants et à les gérer via internet.

Pierre Barnabé, directeur général délégué de Bull, a fait valoir "une vraie complémentarité" entre les deux groupes, citant notamment "des renforcements géographiques assez forts sur la France notamment, la région ibérique, la Pologne et l'Amérique latine, et des renforcements également dans les secteurs banque-assurance et marchés publics".

Pour M. Barnabé, le rapprochement va déboucher sur "l'apport de deux très grandes compétences technologiques autour du calcul intensif, avec le supercalculateur (une spécialité de Bull) qui va être déterminant dans la capacité de fournir des offres +Big Data+, ainsi que la sécurité et la cryptographie".

La marque Bull sera maintenue et coiffera cette nouvelle activité "Big Data et Cybersécurité", a-t-il précisé. Un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros est prévu pour cette entité.

Bull a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires stable de 1,26 milliard d'euros, mais son bénéfice net a été divisé par trois à 10,9 millions d'euros et le groupe a dû mettre en oeuvre un plan sur trois ans pour redresser sa rentabilité.

Selon M. Barnabé, "il n'y a pas de plan social prévu dans le cadre de cette concentration".

L'opération a été bien accueillie par le marché, le titre d'Atos gagnant 4,48% à 63,19 euros après près d'une heure de transactions, tandis que celui de Bull s'envolait pour s'aligner peu ou prou sur le prix offert (+21,2% à 4,86 euros).

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