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La rivalité entre Hamilton et Rosberg a augmenté d'un cran chez Mercedes

Mercedes driver Nico Rosberg, right, of Germany, stands after setting the pole position in a qualifying session as his teammate second placed driver Lewis Hamilton, of Britain, drinks, at the Monaco racetrack, in Monaco, Saturday, May 24, 2014. The Monaco Formula One Grand Prix will be held on Sunday. (AP Photo/Antonio Calanni)
Mercedes driver Nico Rosberg, right, of Germany, stands after setting the pole position in a qualifying session as his teammate second placed driver Lewis Hamilton, of Britain, drinks, at the Monaco racetrack, in Monaco, Saturday, May 24, 2014. The Monaco Formula One Grand Prix will be held on Sunday. (AP Photo/Antonio Calanni)

PARIS - Finalement, la Formule Un jouit à nouveau d'une féroce rivalité. Mais ce qui est encore mieux, c'est qu'elle se joue au sein de la même écurie et qu'il reste toujours 13 courses pour en attiser le feu.

La domination de Mercedes, qui a remporté les six premiers Grands Prix de la saison et signé les six poles positions, a fait craindre que cette saison ne devienne aussi prévisible que la dernière, quand Sebastian Vettel a remporté les neuf dernières courses et que Red Bull a écrasé toute compétition.

Puis, lors du dernier week-end à Monaco, une dispute sortie de nulle part entre les pilotes Lewis Hamilton et Nico Rosberg a ajouté du piquant bien nécessaire à une campagne plutôt fade.

Hamilton a gagné quatre courses cette saison, mais Rosberg a remporté dimanche le Grand Prix de Monaco après avoir obtenu la pole pour sa deuxième victoire de la saison, ce qui lui a permis de reprendre le dessus au championnat des pilotes, avec 122 points contre 118 pour son coéquipier.

«Nous sommes de féroces compétiteurs, alors vous ne pouvez pas vous attendre à ce que nous soyons les meilleurs amis du monde en nous livrant une bataille aussi acharnée, a dit Hamilton après la dernière course. Mais je vais tenter de demeurer respectueux.»

Hamilton a mis le feu aux poudres en déclarant publiquement que Rosberg, fils de l'ex-champion de F1 Keke Rosberg, est moins affamé que lui en raison de son enfance passée dans le luxe de Monaco. Rosberg n'a pas répondu aux déclarations de Hamilton, mais aux yeux de ce dernier, c'est qui a conduit Rosberg à commettre une erreur dans les qualifications, entraînant le drapeau jaune qui a empêché Hamilton, à pleine vitesse derrière lui, d'avoir une chance de lui ravir la pole.

Le ton a rapidement monté par la suite.

Un Hamilton révolté a insinué que Rosebrg — blanchi par les commissaires de course — l'avait fait exprès, ajoutant qu'il allait maintenant surveiller lui-même ses arrières, comme Ayrton Senna avait dû le faire dans sa querelle avec Alain Prost chez McLaren à la fin des années 1980.

Toute cette tension a fait en sorte que les deux pilotes Mercedes n'ont pas pris part en même temps à la réunion d'équipe après les qualifications et se trouvaient complètement à l'opposé pendant la présentation des pilotes sur le circuit avant la course.

Après sa victoire, Rosberg n'a pas eu droit à une poignée de mains de la part de Hamilton, qui a procuré un cinquième doublé consécutif à Mercedes en terminant deuxième.

Ce n'est pas la première fois que d'importantes rivalités naissent au sein de la même écurie. On peut se rappeler de celle entre Vettel et Mark Webber chez Red Bull, qui s'est envenimée au point où les deux pilotes ont ignoré des consignes d'écurie de laisser passer l'autre et ont fait des commentaires très directs sur leur coéquipier.

Mais la grande différence avec celle-ci est que mise à part la saison 2010, alors que Webber était dans la course au championnat, Vettel gagnait tout le temps. Les relations étaient très froides, mais il y avait une certaine acceptation mutuelle: on savait qu'on ne s'entendrait jamais, mais les deux étaient suffisamment professionnels pour que les opérations chez Red Bull se passent sans heurt.

C'est plus délicat dans le cas de Rosberg et de Hamilton puisqu'ils se connaissent depuis si longtemps, ayant disputé des courses de karting l'un contre l'autre, mais ayant aussi pris des vacances ensemble, ce qui ne risquait pas d'arriver pour Webber et Vettel, encore moins pour Prost et Senna.

Rosberg est moins expérimenté que Hamilton, avec seulement cinq victoires en F1 comparativement aux 26 de Hamilton, mais l'Allemand a démontré une constance qui ne ment pas en terminant parmi les deux premiers pour les six courses de la saison.

Hamilton serait toujours en avance s'il n'avait pas connu des ennuis de moteur qui l'ont forcé à abandonner lors du premier GP de la saison, à Melbourne. Ce problème technique sur la voiture la plus fiable du plateau le chicote toujours.

Après plusieurs saisons frustrantes avec McLaren, Hamilton a une excellente chance de gagner son deuxième championnat en six ans. Mais dans son chemin se trouve son ami d'enfance. Cette amitié sera sévèrement mise à l'épreuve et les feux de la rampe seront braqués directement au visage des deux hommes lors du Grand Prix du Canada, à Montréal, dans deux semaines.

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