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Deux soldats tués dans un attentat taliban contre un car militaire à Kaboul (officiel)

Au moins deux soldats afghans ont été tués et neuf, blessés lundi par un kamikaze taliban qui s'est fait exploser contre un car de l'armée à Kaboul, ont annoncé les autorités.

L'attentat s'est produit vers 15H15 (10H45 GMT) alors que le véhicule circulait sur un chemin de terre bordant un cimetière dans le sud-est de la capitale afghane.

"Un kamikaze à moto s'est fait exploser contre un véhicule du ministère de la Défense", a déclaré le ministère dans un communiqué.

"Deux soldats ont été tués et neuf autres blessés", a-t-il ajouté, alors que la police avait fait état de plusieurs victimes, sans donner de chiffres.

Le secteur a été rapidement bouclé par les forces de l'ordre et des ambulances étaient sur place pour prendre en charge les victimes, a constaté un journaliste de l'AFP, qui a vu la tête du kamikaze, décapité par l'explosion, gisant sur le sol à une cinquantaine de mètres du véhicule.

"J'ai entendu une énorme explosion et, quand je suis sorti de chez moi, j'ai vu un car de l'armée rempli de gens ensanglantés", a déclaré Faizullah, 25 ans, un habitant du quartier.

L'attaque a été revendiquée par les talibans. "L'un des nos combattants a frappé un car militaire", a dit à l'AFP leur porte-parole, Zabihullah Mujahid.

Condamnant l'attentat, le président Hamid Karzaï a estimé dans un communiqué que les violences des insurgés "ne dissuaderaient pas les forces de sécurité de protéger le pays".

Les attentats suicide font partie des armes de prédilection des talibans, artisans d'une violente guérilla depuis leur éviction du pouvoir en 2001 par une coalition militaire internationale menée par Washington.

Les forces de sécurité afghanes, considérées par les talibans comme les complices de l'Otan, sont particulièrement visées par les rebelles islamistes.

L'Afghanistan connaît une vague de violences à l'approche du second tour de l'élection présidentielle qui désignera le successeur de M. Karzaï, à qui la Constitution interdit de briguer un troisième mandat.

Si les insurgés, qui ont lancé il y a deux semaines leur offensive de printemps, n'ont pas réussi à perturber significativement le premier tour du 5 avril, ils pourraient redoubler d'efforts pour tenter de saboter le second, prévu le 14 juin.

Ce scrutin est considéré comme un test majeur pour ce pays pauvre, en partie contrôlé par les talibans, et qui plongera dans l'inconnu après le retrait des 51.000 soldats de l'Otan d'ici à la fin de l'année.

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