Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Comptes de campagne 2012 de Sarkozy: une société de communication accuse

Une société de communication proche du patron du parti d'opposition UMP (droite), Jean-François Copé, a accusé lundi les responsables de la campagne de 2012 de l'ex-président Nicolas Sarkozy de lui avoir demandé de faire des fausses factures pour plus de dix millions d'euros.

Des perquisitions étaient en cours lundi dans les locaux de l'UMP (Union pour un mouvement populaire), de la société Bygmalion et de Génération France, l'association politique de Jean-François Copé, a-t-on appris de source judiciaire.

Evoquant des "fausses factures", puis de "vraies fausses factures" délivrées "à la demande de l'UMP", l'avocat de la société Bygmalion, Patrick Maisonneuve, a estimé lors d'une conférence de presse à "plus de dix millions d'euros" les sommes litigieuses.

Selon cet avocat, des prestations liées aux meetings de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012 étaient "indûment" imputées à des conventions facturées à l'UMP.

Cette affaire "pose un problème quant à la sincérité des comptes de campagne" de Nicolas Sarkozy, a estimé Me Maisonneuve.

Avant même l'affaire Bygmalion, les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy avaient été invalidés par le Conseil constitutionnel en raison d'un dépassement du plafond de dépenses.

Me Maisonneuve a expliqué que le responsable de Bygmalion assumerait ses responsabilités devant la justice. Mais "on lui a imposé ce schéma", a-t-il dit.

"Ce qui a été facturé sous le libellé +conventions+, ce sont les meetings de campagne de Nicolas Sarkozy", a ajouté l'avocat qui a réfuté qu'il s'agisse d'une "affaire Bygmalion". "C'est plutôt l'affaire des comptes de campagne" du candidat Sarkozy, a-t-il dit.

"A la demande de l'UMP, la société Bygmalion a été amenée a établir des factures qui ont été imputées à l'UMP alors qu'elles auraient dû l'être à l'association de financement de la campagne du candidat Sarkozy", a-t-il insisté.

Il a indiqué ne pas savoir si Nicolas Sarkozy ou l'actuel président de l'UMP Jean-François Copé étaient au courant de ce schéma.

Une enquête préliminaire avait été ouverte début mars sur de supposées surfacturations au parti UMP, au profit d'une société créée par deux proches de Jean-François Copé.

L'UMP s'était bornée à prendre "acte" de cette enquête. Lors de la publication des premières informations sur l'affaire, M. Copé avait démenti tout favoritisme, sans produire les pièces comptables qui soulèvent des interrogations.

ng-arb-spe/ial/prh

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.