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Cameron appelle des dirigeants européens à tirer les leçons des élections

Le Premier ministre britannique David Cameron a eu lundi des conversations téléphoniques avec plusieurs dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel, le lendemain des élections au Parlement européen marquées par une montée des partis anti-UE, y compris en Grande-Bretagne.

M. Cameron a appelé ses interlocuteurs, la veille du Conseil européen informel qui se réunira mardi à Bruxelles, à tirer les leçons du résultat des élections, selon un communiqué rendu public par Downing Street.

Le Premier ministre a invité ses interlocuteurs à saisir l'occasion de leur dîner de mardi pour tenir compte des résultats du scrutin, qui selon lui montre que l'UE doit changer et ne peut plus fonctionner comme d'habitude, selon le communiqué.

"Le vote et les résultats (...) ont mis en évidence la nécessité de réformes pour que l'UE fasse plus afin d'apporter ce qui préoccupe les électeurs: des emplois, la croissance et un meilleur avenir", selon M. Cameron.

M. Cameron a eu des conversations téléphoniques avec Mme Merkel, le Premier ministre irlandais Enda Kenny, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt et Alenka Bratusek, Premier ministre de Slovénie.

David Cameron souhaite à tout prix voir l'UE s'engager dans des réformes avant un référendum sur la maintien de son pays dans l'Union européenne qu'il a promis d'organiser en 2017 si son Parti Conservateur remporte les élections générales prévues l'année prochaine. Il tente de gagner les dirigeants européens à sa cause.

Le Parti Conservateur a terminé à la troisième place aux élections européennes, le parti europhobe Ukip de Nigel Farage ayant remporté une victoire historique avec un score de 27,5%.

D'autre part, selon le communiqué, pour M. Cameron, il est "clair" que les autres dirigeants européens estiment que le choix d'un nouveau président de la Commission européenne relève de leur responsabilité et non de celle du Parlement européen.

Les sentiments europhobes se sont exprimés avec force à l'occasion de ce scrutin, marqué notamment par la large victoire en France du Front national (extrême droite).

jwp/mr/plh

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