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Après la tuerie en Californie, des femmes dénoncent sur Twitter la misogynie

Des milliers de femmes ont pris d'assaut Twitter avec le hashtag #YesAllWomen pour dénoncer la misogynie et le harcèlement dont elles sont l'objet au quotidien, après les meurtres perpétrés par un jeune homme en Californie par haine des femmes.

Vendredi soir dans la ville étudiante d'Isla Vista, un jeune homme de 22 ans atteint de troubles mentaux, Elliot Rodger, a tué six personnes, dont deux femmes, et en a blessé treize autres avant de se suicider.

Dans une vidéo mise en ligne sur internet et dans un long plaidoyer écrit, Elliot Rodger a justifié l'acte qu'il s'apprêtait à commettre par sa haine du monde et des femmes.

"Je massacrerai jusqu'à la dernière blonde gâtée pourrie et prétentieuse que je verrai (...). Toutes ces filles que j'ai tant désirées, elles m'ont toutes rejeté et regardé de haut comme si j'étais un sous-homme", affirme-t-il dans cette vidéo.

Depuis, les femmes étalent leur expérience quotidienne de la misogynie sur le réseau social, où le mot-clé #YesAllWomen ("Oui, toutes les femmes") a été utilisé plus d'un million de fois depuis vendredi soir, selon le site d'analyse de Twitter, topsy.com.

"Parce qu'on m'a appris à l'école que si je portais un short ou montrait mes épaules, j'envoyais un mauvais message aux hommes", affirmait dans un tweet une jeune femme.

"#YesAllWomen, parce que je vis dans un monde où un +non+ signifie le début d'une négociation qui ne devrait pas avoir lieu", se désolait une autre en allusion aux sollicitations masculines non désirées.

Une autre adepte du réseau social rappelait pour sa part que "#YesAllWomen ont entendu que les +garçons seront toujours des garçons+ comme excuse pour toutes sortes de comportements inappropriés, voire illégaux".

Les membres de la gente masculine n'étaient pas en reste. "En lisant tous ces tweets je réalise que là où les hommes se plantent le plus est l'enseignement aux autres gars de ce qu'est vraiment la masculinité", observait l'un d'eux.

mra/gde

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