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25/05/2014 12:14 EDT | Actualisé 24/07/2014 05:12 EDT

UE : début du vote en Grèce, Roumanie et Lituanie

Les électeurs grecs, roumains et lituaniens ont commencé à voter à 04H00 GMT dimanche pour élire leurs députés européens, un scrutin qui se déroule ce jour dans 21 pays, Allemagne et France notamment, pour s'achever à 21H00 GMT à la fermeture des bureaux italiens.

Les sept autres pays de l'Union européenne ont déjà voté : jeudi, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, vendredi l'Irlande et la République Tchèque (qui votait aussi samedi), samedi la Slovaquie, la Lettonie et Malte

Quelque 400 millions de citoyens européens sont ainsi invités à élire 751 députés du Parlement européen, pour les huitièmes élections depuis 1979.

Les résultats officiels ne seront connus qu'après la fermeture des bureaux italiens.

Alors que la reprise reste fragile en Europe et que le chômage demeure élevé, tous les sondages prévoient une percée des partis europhobes et eurosceptiques, pas au point cependant de pouvoir modifier les équilibres politiques : le centre-droit et les sociaux-démocrates devraient rassembler à eux seuls plus de 400 députés et les libéraux au moins une cinquantaine.

La gauche radicale au Parlement européen, emmenée par le Grec Alexis Tsipras, devrait également améliorer son score par rapport à 2009.

En Grèce même, l'un des pays les plus affectés par la crise et la sévère cure d'austérité imposée par les créanciers internationaux (UE, BCE et FMI), le Syriza, le parti grec de M. Tsipras, pourrait terminer en tête, selon tous les récents sondages d'intention de vote.

Le Syriza a déjà fait une percée dimanche dernier au premier tour des élections locales, dont le deuxième tour est dimanche.

Les électeurs européens élisent au suffrage universel direct, et à la proportionnelle (avec des variantes selon le pays) entre 6 députés pour les plus petits pays (Estonie, Chypre, Luxembourg, Malte) et 96 pour l'Allemagne suivie de la France (74), du Royaume-Uni et de l'Italie (73 chacun).

Pour la première fois cette année, le chef de file de la formation pan-européenne arrivée en tête dimanche pourrait être désigné fin juin aux fonctions de président de la Commission européenne, l'organe exécutif de l'UE, par les chefs d'Etat ou de gouvernement.

Ce choix devra cependant être confirmé par les nouveaux députés européens au cours de la deuxième quinzaine de juillet.

L'ancien Premier ministre conservateur luxembourgeois Jean-Claude Juncker et le social-démocrate allemand Martin Schulz, président sortant du Parlement européen, pourraient ainsi se disputer la succession du conservateur José Manuel Barroso.

Mais si aucune majorité claire ne se dessine au Parlement, les dirigeants européens pourraient être tentés de reprendre la main et de désigner un homme ou une femme de leur choix.

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