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25/05/2014 05:39 EDT | Actualisé 25/07/2014 05:12 EDT

Tunisie: les autorités mettent la main au collet de trois présumés terroristes

TUNIS, Tunisie - Les autorités tunisiennes ont arrêtés trois islamistes présumés près de la frontière avec la Libye, dimanche, et affirment avoir mis au jour un complot terroriste ciblant des installations industrielles, des lieux touristiques et des politiciens.

Les trois individus sont des Tunisiens qui auraient récemment vécu en Libye avec l'appui de groupes armés qui entraînent des Tunisiens dans des camps libyens, a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui.

«Le but des terroristes était de frapper directement l'économie nationale pour provoquer le chaos dans le pays», a affirmé le premier ministre Mehdi Jomaa sur les ondes de stations de radio locales.

Le gouvernement tunisien a imputé une série d'assassinats politiques et d'attaques terroristes survenus depuis deux ans au groupe islamiste radical Ansar al-Shariah, également suspecté d'avoir commis une attaque contre l'ambassade américaine et une école américaine voisine en 2012.

Le groupe est interdit en Tunisie et son leader, Seifallh Ben Hassine, a fui le pays après l'attaque. Il se cacherait en Libye avec ses partisans.

Les arrestations de dimanche ont été effectuées après que des forces de sécurité, appuyées par des chars, eurent donné l'assaut contre une maison à Ben Guerdane, une ville frontalière de la Libye. Elles y ont découvert des mines antichar, des ceintures d'explosifs et d'autres armes, a fait savoir le porte-parole du ministère de la Défense.

Le raid était l'ultime étape d'une série d'opérations menées pendant la dernière semaine, au cours desquelles 13 autres suspects ont été arrêtés et ont révélé des informations à propos des attaques prévues au pays, a dit ce porte-parole, sans toutefois donner plus de détails.

Depuis le renversement de la dictature tunisienne en 2011, les partis islamistes se sont multipliés, ouvrant parfois la voie à des éléments radicaux. Deux politiciens de gauche ont été assassinés en 2013.