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25/05/2014 03:28 EDT | Actualisé 25/07/2014 05:12 EDT

Syrie: l'Iran critique le chef de l'opposition, confirme l'envoi d'observateurs électoraux

L'Iran a déclaré dimanche que le chef de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba, était "la personne la plus inappropriée" pour diriger le pays ravagé par la guerre, et confirmé qu'il enverra des observateurs pour l'élection présidentielle prévue dans moins de dix jours.

Ahmad Jarba, président de la Coalition nationale syrienne, ne se présente pas aux élections du 3 juin pour lesquelles Bachar al-Assad est donné très largement favori.

"A notre avis, quand il s'agit de politique, Ahmad Jarba est une personne faible (...) Il est la personne la plus inappropriée pour le futur de la Syrie", a néanmoins déclaré le ministre adjoint des Affaires étrangères iranien, Hossein Amir Abdollahian, cité par l'agence officielle Irna.

"Il ne sait pas qui rencontrer lors de ses réunions à l'étranger", a-t-il ajouté, en référence à un entretien vendredi à Paris entre M. Jarba et la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil), Maryam Radjavi.

Une délégation parlementaire se rendra en Syrie pour observer le scrutin, a ajouté M. Abdollahian.

Le chef du Parlement syrien Mohammad al-Lahham a invité la semaine dernière 13 "pays amis" à envoyer des délégations d'observateurs, sans préciser les pays concernés.

L'Iran chiite est un des alliés-clés du président syrien Bachar al-Assad dans sa lutte contre les rebelles à majorité sunnites qui cherchent à le renverser. Téhéran est accusé, malgré ses démentis, de fournir un soutien militaire et financier à Damas depuis le début du conflit en 2011.

La présidentielle syrienne, qui se déroulera uniquement dans les territoires contrôlés par le régime dans un pays ravagé par plus de trois années de conflit, a été qualifiée de "farce" et de "parodie de la démocratie" par l'opposition et par les pays occidentaux.

M. Jarba a été reçu avec tous les honneurs à Washington par le secrétaire d'Etat américain John Kerry au début du mois.

Le chef de l'opposition syrienne a réclamé lors de cette rencontre des armes anti-aériennes pour espérer l'emporter sur l'armée du président Bachar al-Assad.

Des diplomates américains ont confirmé que l'opposant syrien avait fait cette requête auprès du ministre Kerry, mais sans s'étendre sur la teneur de la réponse de Washington.

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