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25/05/2014 07:14 EDT | Actualisé 25/07/2014 05:12 EDT

Mondial-2014: le calme des Alpes autrichiennes apprécié pour la préparation

L'Autriche a une nouvelle fois réussi à attirer plusieurs sélections nationales pour préparer le Mondial-2014 au Brésil, malgré son climat tempéré, grâce à un réseau développé depuis une dizaine d'années par les organisateurs de camps d'entraînement.

"Même si plusieurs autres sites proposaient d'excellentes conditions, Bad Tanzmannsdorf est le meilleur endroit, nous n'avons aucun doute là-dessus." A en croire le sélectionneur croate Niko Kovac, l'Autriche dispose d'infrastructures idéales pour préparer une grande compétition.

La Croatie est une habituée, puisqu'elle avait déjà préparé ses deux derniers rendez-vous internationaux (l'Euro-2008 et l'Euro-2012) dans ce village du sud-est de l'Autriche.

Des sociétés autrichiennes telles que l'International Football Camp Styria (IFCS), ou SLFC Soccer, s'occupent de tous les aspects de l'organisation de ces camps, des repas à la location de terrains d'entraînement.

En une dizaine d'années, l'IFCS s'est progressivement construit un réseau, d'abord au sein de grands clubs internationaux comme le Paris St-Germain ou l'AS Rome, puis par extension avec les sélections nationales.

Ces dernières demandent avant tout "une disponibilité de terrains d'entraînement, une faible distance entre l'hôtel et les terrains" ou encore "des équipements adaptés pour la récupération à l'hôtel ou à l'extérieur", explique à l'AFP Martin Walizadeh, de l'IFCS.

- Moins attractif qu'en 2010 -

L'Euro-2008, que l'Autriche a co-organisé avec la Suisse, a constitué un véritable coup de fouet pour ces camps d'entraînement autrichiens, convient M. Walizadeh.

Les conditions climatiques, qui ont souvent représenté un élément extrêmement attractif les précédentes années, notamment pour lancer la préparation des clubs avant le début de la saison, représente toutefois cette année un point faible.

Le climat continental tempéré des Alpes autrichiennes ne correspond pas trop au climat tropical qui va attendre les sélections au cours de l'événement planétaire de cet été (12 juin-13 juillet).

Les Anglais, présents en Autriche en 2010 pour préparer la Coupe du monde sud-africaine, ont ainsi opté pour la Floride. Ils seront amenés à disputer une de leur rencontres à Manaus, en Amazonie.

"Ca a forcément joué un rôle. Cette année il y avait moins de sélections qu'habituellement, et la grande distance ne doit pas trop jouer, puisque l'Afrique du Sud (qui accueillait le Mondial-2010, ndlr) n'est pas un voisin de l'Autriche", reconnait l'un des dirigeants de l'IFCS.

La personnalité du sélectionneur peut également entrer dans le choix du camp de préparation. "Certains sélectionneurs ne souhaitent pas revenir dans les mêmes endroits que leur prédécesseurs, pour imprimer leur marque", précise Martin Walizadeh, en très bon termes avec Fabio Capello, précédent sélectionneur anglais et habitué de l'Autriche avec ses anciens clubs.

De même, le décalage horaire de quatre heures entre l'Autriche et le Brésil a joué en défaveur des camps autrichiens.

Les Espagnols, champions du monde en 2010 et double champions d'Europe 2008-2012 et qui avaient préparé ces trois tournois en Autriche, se sont décidés cette année pour les États-Unis et Washington afin d'absorber le décalage horaire plus facilement.

Malgré tout cela, l'Iran est revenu pour la deuxième fois après 2012 à Bad Waltersdorf (sud), et le Cameroun est de retour dans le Tyrol autrichien près de Kufstein, signe que les infrastructures continuent d'attirer coûte que coûte.

Et les fans de football en Autriche peuvent se rassurer: le demi-finaliste de la Ligue des champions Chelsea (1re div. anglaise) et son médiatique entraîneur portugais Jose Mourinho ont déjà réservé leur hôtel à Velden (sud), pour un stage à la fin juillet.

tba/cs/jcp