NOUVELLES
25/05/2014 05:35 EDT | Actualisé 25/07/2014 05:12 EDT

Mondial-2014 - Groupe G - Un clash d'entrée !

Le groupe G du Mondial-2014 (12 juin-13 juillet) s'offre un clash en ouverture, avec Allemagne-Portugal, ces deux ténors devant se partager la tête d'un groupe où Ghana et Etats-Unis risquent de souffrir.

Il y aura donc du beau monde le 16 juin sur la pelouse de Salvador entre la Mannschaft et la Selecçao, avec, au premier rang, Cristiano Ronaldo, le Ballon d'Or, vainqueur de la Ligue avec le Real samedi. L'affiche fait saliver, car en face de "CR7", il y aura Manuel Nueuer, l'un des meilleurs gardiens au monde.

Les photographes ne mitrailleront pas que le terrain mais aussi les tribunes: Angela Merkel a annoncé qu'elle assisterait "au premier match de l'équipe allemande en phase de poules". Et la chancelière de "souhaiter" au sélectionneur Joachim Löw et à son équipe de "pouvoir enchaîner avec six autres rencontres", c'est à dire d'aller jusqu'en finale au Maracana.

Et voilà comment la première dame du pays rajoute encore un peu plus de pression sur le coach au célèbre pull angora. Car l'Allemagne s'impatiente. Elle veut voir la bande à Löw gagner quelque chose après la finale perdue de l'Euro-2008 et aux demi-finales du Mondial-2010 et de l'Euro-2012.

La pression, Miroslav Klose connaît. L'attaquant a été retenu pour son 4e Mondial à l'orée de ses 36 ans (9 juin) en dépit d'une saison avec la Lazio Rome ralentie par les blessures à répétition.

- Record dans la mire de "Miro" -

"Miro a montré durant sa carrière qu'il sait se préparer dans un délai réduit, et je n'ai aucun doute qu'il y parvienne encore", a insisté Löw. Et de rappeler que Klose "détient le record de buts pour l'Allemagne et peut devenir le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde" (14 buts contre 15 à Ronaldo, le Brésilien).

Pour le premier match de groupe, les statistiques parlent en faveur de la Nationalmannschaft, qui a battu la Selecçao lors des deux derniers Championnats d'Europe.

Il y aura d'ailleurs d'autres retrouvailles, entre les frères Boateng (Jerome l'Allemand contre Kevin-Prince le Ghanéen), mais aussi entre Jürgen Klinsmann, sélectionneur des USA, et son ancienne équipe nationale désormais dirigée par son ex-adjoint Löw.

Le Ghana d'Essien et des frères Ayew, quart-finaliste en 2010, aura cette fois du mal à s'extraire du premier tour.

De quoi relancer les débats pour savoir si l'Afrique réussira un jour à placer un de ses représentants au delà du stade des quarts (Cameroun 1990, Sénégal 2002 et Ghana 2010).

Interrogé par l'AFP sur ce cap apparemment indépassable des quarts de finale, Claude Le Roy, sélectionneur du Congo, se souvient qu'il aurait dû être franchi en 2010 quand une main volontaire sur sa ligne de l'Uruguayen Suarez avait privé le Ghana d'une place dans le dernier carré: "Le Ghana aurait dû être en demi-finale".

Pour les Etats-Unis, l'apprentissage du haut niveau va se poursuivre, sans doute dans la douleur. Peut-être que les choses seront plus faciles à l'avenir pour les USA grâce à... La France. La Fédération française de football forme actuellement les futurs formateurs de la MLS (Major League Soccer, Ligue nord-américaine). De quoi aider à mettre en valeur le vivier local.

pgr/jgu