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25/05/2014 06:44 EDT | Actualisé 25/07/2014 05:12 EDT

Mondial-2014 - Etats-Unis - Bedoya: "Nous sommes toujours confiants"

Même s'ils sont tombés dans un groupe difficile (Allemagne, Portugal, Ghana), les Etats-Unis abordent le Mondial-2014 "toujours confiants", comme à chaque édition, portés par cette mentalité qui leur fait "ne jamais renoncer", a expliqué à l'AFP le milieu offensif Alejandro Bedoya.

Q: Les Etats-Unis peuvent-ils sortir de ce groupe difficile ?

R: "C'est effectivement le groupe dit de la mort. Ce sera difficile mais nous, les Américains, sommes toujours confiants: nous avons cette mentalité de ne jamais renoncer. Et nous avons une équipe très homogène. Nous savons que si nous restons compacts, défendons bien, ensuite nous avons de la qualité au milieu et en attaque pour marquer. Donc tout est possible. Le premier match contre le Ghana déterminera la suite. Le Ghana nous a éliminés lors des deux derniers Mondiaux (en poules en 2006, en 8e de finale en 2010), nous l'avons encore en tête et ferons tout pour que ça n'arrive plus. Le Portugal et l'Allemagne ont aussi des points faibles. Nous allons regarder ça attentivement à la vidéo. Un bon Mondial serait donc de sortir du groupe. Ensuite sur un match tout peut arriver. "

Q: Vous étiez dans la liste des 30 (mais pas des 23) pour le Mondial-2010. Les Etats-Unis sont-ils meilleurs qu'il y a quatre ans ?

R: "Oui. Les joueurs ont plus d'expérience, on a de meilleurs joueurs a chaque poste. L'équipe était bonne en 2010 mais celle-là a une plus grande profondeur de banc. Je pense que Jürgen Klinsmann a eu plus de mal à faire sa liste que Bob Bradley en 2010."

Q: Qu'a apporté Klinsmann ?

R: "Une nouvelle mentalité, une plus grande confiance. Il sait motiver les joueurs. Ses discours vous touche personnellement. Et avec son expérience tout le monde l'écoute. Il vous dit que faire des erreurs peut arriver, mais qu'en tout cas il faut jouer. Au plan technique, il veut que nous jouions le plus possible à terre, qu'on reparte de l'arrière alors que le jeu américain est traditionnellement plus direct, plus axé les seconds ballons. Tout en gardant une grosse défense et notre mentalité."

Q: Cette mentalité reste votre meilleur atout ?

R: "Oui. Cette mentalité de ne jamais abandonner est le ciment de notre sélection, peut-être plus que pour d'autres équipes. Bien sûr il y a des ego, mais les joueurs sont vraiment très proches les uns des autres."

Q: Y a-t-il au Etats-Unis un regain d'intérêt pour le +soccer+ ces dernières années ?

R: "Oui. Cette Coupe du monde sera la plus suivie par les Américains, et pas seulement parmi les fans de soccer. Elle va drainer un public qui d'habitude s'intéresse quasiment uniquement aux autres sports américains. Pas uniquement parce qu'elle se déroule au Brésil, et à des horaires favorables pour les Américains. La MLS (le championnat nord-américain) est plus compétitive et a accru l'intérêt pour le soccer. Les grands championnats, surtout la Premier League, sont plus suivis. Et il y a davantage de programmes télé sur le soccer, de pubs avec des joueurs américains. Et sur les réseaux sociaux, on parle beaucoup plus soccer, de la sélection."

Q: Est-ce difficile d'exister en tant que joueur de soccer aux Etats-Unis ?

R: "Non. En fait le soccer est le sport le plus populaire jusqu'à l'adolescence. Tous les enfants y jouent. Ensuite, quand ils prennent de la taille et du muscle, ils s'orientent vers les sports traditionnels où ils peuvent gagner plus d'argent. Mais les Etats-Unis sont un pays d'immigrants: le soccer coule dans les veines de nombreux Américains, surtout des Latinos-Américains comme moi (ses parents sont nés en Colombie, ndlr)."

Propos recueillis par Nicolas KIENAST

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