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25/05/2014 07:55 EDT | Actualisé 25/07/2014 05:12 EDT

Iran: inculpation du directeur d'un quotidien interdit

Le directeur d'un quotidien iranien interdit ainsi que l'auteur d'un article ont été inculpés dimanche accusés notamment de "mensonges" sur l'islam et de "propagande" anti-gouvernementale, ont rapporté des médias dimanche.

L'autorité iranienne en charge des médias avait interdit le journal Bahar en octobre 2013 pour la publication d'un article jugé insultant à l'égard de l'islam chiite, car il remet en cause ses "croyances".

L'article incriminé, qui avait suscité de nombreuses critiques, remettait en cause la désignation de l'imam Ali par le prophète Mahomet comme son premier successeur, comme le croient les musulmans chiites, contrairement aux sunnites.

La population iranienne est chiite à plus de 90%, mais compte une minorité sunnite.

Le tribunal a inculpé dimanche le directeur Saïd Pourazizi, arrêté début octobre avant d'être libéré sous caution quelques jours plus tard, après la fermeture du journal, pour "propagande contre l'establishment et propagation de mensonges et rumeurs", selon l'agence ISNA.

Ali Asghar Gharavi, l'auteur de l'article incriminé, a lui été reconnu coupable d'"écrits contre les règles de l'islam" et de "propagation de mensonges et rumeurs", affirme ISNA dans une dépêche séparée.

Le tribunal a jugé le journal coupable de "propagande contre l'establishment et d'insulte envers l'islam."

Ces inculpations devraient vraisemblablement signifier la fermeture définitive du quotidien.

Le président Hassan Rohani, un religieux qui se présente comme étant un modéré, avait affirmé que la fermeture d'un journal ne pouvait être décidée qu'en "dernier recours."

Mais trois journaux réformateurs ont déjà été interdits par les autorités des médias depuis qu'il a pris ses fonctions en août dernier.

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