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25/05/2014 01:31 EDT | Actualisé 25/07/2014 05:12 EDT

Fusillade de Bruxelles: des centaines de personnes rassemblées à Paris

Quelques centaines de personnes, dont des représentants de la communauté juive de France et des hommes politiques, se sont rassemblées dimanche soir à Paris pour rendre hommage aux victimes de la fusillade au Musée juif de Bruxelles et crier leur colère.

"Les juifs sont dans la rue, les juifs sont en colère, les juifs sont inquiets, mais ils sont debout", a lancé le président du consistoire israélite de France Joël Mergui.

Quatre personnes, dont deux touristes israéliens et une Française, ont été tués par balle samedi après-midi dans une attaque contre le Musée Juif de Belgique, au centre de Bruxelles, suscitant un choc immense au sein de la communauté juive et dans l'ensemble du royaume.

Plusieurs orateurs rassemblés devant l'ambassade de Belgique, dont Serge Klarsfeld, président de l'Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, ont dénoncé la montée de l'antisémitisme en Europe, par laquelle ils s'expliquent l'attaque de Bruxelles ayant fait quatre morts.

"Les juifs quittent l'Europe pour aller en Israël ou aux États-Unis ou ailleurs", a-t-il dit. "L'expérience de la Seconde guerre mondiale montre que la seule solution possible c'est de partir, sinon on meurt."

Pour l'écrivain Marek Halter "on dirait que l'extrême droite et les jihadistes se donnent la main et se nourrissent l'un l'autre, dans un refus des institutions républicaines. Tous ceux qui veulent s'attaquer à la démocratie commencent par s'attaquer aux plus vulnérables...", a-t-il ajouté, comparant les Juifs à un "thermomètre de l'humanité".

Le ministre français de l'intérieur, Bernard Cazeneuve a ordonné samedi soir, "de renforcer immédiatement la sécurisation des établissements liés au culte israélite ou à la culture juive", quelques heures après la fusillade de Bruxelles.

L'attaque de Bruxelles a été sévèrement condamnée samedi soir par le président François Hollande, pour qui son "caractère antisémite ne fait aucun doute" et les principaux responsables de la communauté juive de France.

La justice belge a prôné la prudence, précisant ne pas être en mesure de confirmer qu'il s'agissait d'un "acte terroriste ou antisémite", selon la porte-parole du parquet fédéral.

PR/via/thm/ai