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25/05/2014 07:13 EDT | Actualisé 25/07/2014 05:12 EDT

Espagne: la presse salue la victoire du Real, pleure le "maléfice" de l'Atletico

0La presse espagnole saluait dimanche la "dixième" victoire européenne du Real Madrid, qui a écrasé à Lisbonne l'Atletico (4-1) en finale de la Ligue des Champions, mais soulignait la "cruelle" défaite de son rival, passé tout près d'une coupe attendue depuis 40 ans.

L'image du capitaine du Real Madrid, le gardien Iker Casillas, soulevant, euphorique, la coupe occupait la une de la plupart des journaux espagnols, après la finale inédite jouée entre deux clubs d'une même ville.

"Des héros à Lisbonne", proclamait le journal de centre droit El Mundo. "Le (Real) Madrid renforce sa légende", affirmait le premier quotidien d'Espagne, El Pais, de centre gauche, rappelant que le club met ainsi "fin à une absence de 12 ans du plus important titre européen".

"La dixième!", s'exclamait le premier journal sportif du pays, Marca, sous une photo du héro de l'équipe merengue, samedi: le défenseur central Sergio Ramos, auteur du but à la 93e minute qui a bouleversé le match alors que l'Atletico menait jusque-là (1-0).

"L'Atleti, à deux minutes de la gloire. Destin cruel, un autre central portant le numéro "4" lui arrache d'entre les doigts la Coupe d'Europe", poursuivait Marca, en référence au cruel précédent de la seule finale de Champions jouée jusque-là par l'Atletico.

- 'Maléfice' -

Il y a quarante ans, son rival, le Bayern de Munich avait égalisé (1-1) à la 119e minute, après prolongation, grâce à un but du défenseur central allemand Hans-Georg Schwarzenbeck, portant aussi le numéro 4. Deux jours plus tard, l'équipe allemande avait gagné 4-0 lors de la finale rejouée.

"Malefice", écrivait en grosses lettres le journal sportif catalan, Mundo Deportivo en une. "Quarante ans plus tard, l'Atletico de Madrid perd à nouveau une finale de coupe des Champions. Quarante plus tard, elle le fait en suivant un scénario très semblable à celui de 1974", soulignait-il.

"La coupe européenne a tellement respectée son histoire que pour la dixième fois elle a couronné le Real Madrid, son roi parmi les rois, et a condamné l'Atletico d'une façon aussi cruelle qu'il y a quatre décennies. Alors aussi les rouge et blanc étaient restés à quelques secondes du trône", pouvait-on lire dans El Pais.

"L'Atletico fut champion pendant 56 minutes, presque une heure, à laquelle il faudrait ajouter les six minutes durant lesquels il fut champion il y a 40 ans. Il est tombé de la même façon qu'à cette époque. Quand il se croyait vainqueur, quand tout le monde le croyait, sauf le (Real) Madrid", écrivait le chroniqueur du journal sportif As, Juanma Trueba.

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